| Soulas |
voir Solaz. |
| Soulcié |
Nom rencontré presque uniquement dans l'Hérault (Colombières-sur-Orb, Bédarieux). Son sens m'échappe. Une hypothèse malgré tout : celui qui a des soucis (ancien français solcié). Mais je n'y crois qu'à moitié. |
| Soulé |
Nom fréquent dans les Hautes-Pyrénées. Voir Soler. |
| Soulère |
voir Solère. C'est dans l'Ariège et les Pyrénées-Orientales que le nom est le plus répandu. |
| Soulerin |
Le nom est porté dans l'Ardèche et les départemens voisins (42, 69, 30). Il s'agit d'un toponyme assez courant : par exemple Soulerin est le nom d'un hameau à Jussy-le-Chaudrier (18), on trouve aussi Souléry à Aurillac (15) et Soulery à Ansouis (84). Pour l'Ardèche, et apparemment pour tous les porteurs du patronyme, le nom renvoie au mas de la Souleyrine, situé au hameau du Soulier, commune de Chazeaux. Significations possibles : soit un petit grenier (dérivé de solier), soit une terre exposée au soleil. |
| Soulerot |
Porté dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, c'est un diminutif de Soulé (voir Soler), et donc un toponyme. A noter les hameaux de Soulérot à Lalonquette et de Soulerot à Navailles-Angos (64). |
| Soulet |
Beaucoup de mentions de ce nom dans le Tarn. On le rencontre aussi en Vendée et dans les Deux-Sèvres. On peut penser à un toponyme, avec le sens de petite parcelle de terre. A noter, dans le Tarn, les hameaux de Soulet-Haut et Soulet-Bas, à Saint-Germain-des Prés et à Soual. |
| Soulezelle |
Nom rare porté dans les Deux-Sèvres. Honnêtement, je n'ai aucune idée précise. Il semble s'agir d'un toponyme, mais celui-ci n'existe plus aujourd'hui. Bref, le trou noir ! |
| Soulié, Soulier |
voir Soler. |
| Soulignac |
Patronyme porté dans le Lot et les départements voisins. Désigne celui qui est originaire d'une localité portant ce nom, sans doute la commune de Soulignac, dans la Gironde. Etymologie : Solemniacum, domaine appartenant à Solemnius (suffixe -acum). |
| Soulon |
Surtout porté dans la Haute-Loire, le nom se rencontre aussi dans le Puy-de-Dôme et les Hautes-Pyrénées. Désigne sans doute celui qui est originaire d'une localité appelée Soulon (sens incertain). On trouve un hameau de ce nom à Thiers (63) et un autre à Couloumé-Mondebat (32). |
| Soum |
Nom porté dans l'Ariège et les départements voisins. Désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Soum, toponyme très fréquent qui a le sens de sommet. Variante : Som (64, 33, 31). Diminutif : Soumet (64, 31, 23). |
| Soumagne |
Désigne celui qui est originaire de Soumagne (= le grand sommet), hameau à Saint-Léonard-de-Noblat (87), ou encore des Soumagnes à Vayres (87), qui pourrait être à l'origine du nom de famille Soumagnas (mais il y a d'autres hameaux appelés Soumagnas, à Saint-Auvent, Cussac et Roziers-Saint-Georges). La forme voisine Soumagnac renvoie à un hameau de Saint-Saud-Lacoussière (24). |
| Soumille |
Le nom est surtout porté dans le Vaucluse. Il est présent à Monteux (84) au moins depuis le début du XVIe siècle. La graphie Somilhe, rencontrée à cette époque, laisse penser à un toponyme, diminutif de som (= sommet). |
| Soumoulou |
Désigne celui qui est originaire de Soumoulou, village des Pyrénées-Atlantiques proche de Pau. Le toponyme est mentionné sous la forme Somolon en 1372. Deux possibilités : soit un diminutif de 'som' (= sommet), soit le domaine de Summius, nom d'homme latin. |
| Soumoy |
Désigne celui qui est originaire de Soumoy, localité belge de la province de Namur. Variante : Soumois. |
| Sounes |
Surtout porté dans le Gers et les Hautes-Pyrénées, le nom, rare, est de sens incertain. Peut-être faut-il penser au verbe occitan "sonar" (= sonner) et à son dérivé "sona" (= sonnerie), ou encore à "sonha", variante de "sanha" (= marécage). |
| Souny |
Le patronyme est surtout porté dans le Limousin, notamment en Corrèze. Variantes : Souni, Sounis, Sounit. Il désigne celui qui est originaire d'une localité portant ce nom ou un nom voisin. Puisqu'il s'agit de la Corrèze, on pensera au hameau de Sounit (commune de Moustier-Ventadour). |
| Souperbiet |
Nom béarnais. Désigne celui qui habite au-dessus (latin super) du chemin (biet étant sans doute un diminutif de bie = via = route). Il est possible que certains lieux-dits portent ce nom. |
| Souply |
Porté en Picardie, c'est une variante par métathèse de Sulpice (voir ce nom). Formes voisines : Souplis, Souplix (76, 02). Le nom Souplet (22, 80) est une autre variante, tout comme Soupplet (14). |
| Souquières |
Surtout porté dans le Cantal (variante : Souquière), c'est un toponyme désignant un lieu abondant en souches. |
| Sourdain, Sourdaine |
Les deux noms se rencontrent surtout dans l'Ille-et-Vilaine. Ils renvoient à l'ancien français "sourdan, sourdain" (= source jaillissante). |
| Sourdeau |
Nom rencontré surtout dans le département du Nord, également présent en Belgique et dans l'ouest de la France (Anjou, Poitou, Vendée). On peut le considérer comme un diminutif formé sur l'adjectif sourd, mais une explication toponymique est sans doute préférable, avec le sens de source jaillissante (toponyme rencontré dans la province du Hainaut). Variantes ou formes voisines : Sourdaux (55), Sourdeaux (71), Sourdiaux (80). |
| Sourdes |
Nom porté dans le Lot et le Lot-et-Garonne. Désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Sourdes, ou qui habite un lieu-dit portant ce nom (= source jaillissante). |
| Sourdin |
Nom porté dans l'Ille-et-Vilaine dont le sens est incertain : voir Sourdain. |
| Sourdrille |
Nom rencontré dans l'Ouest (49, 35). Son sens m'est inconnu, mais on pourrait envisager un toponyme désignant une source jaillissante (penser au verbe sourdre). |
| Sourget |
Le nom est porté dans la Loire-Atlantique et le Morbihan, on le rencontre aussi dans le Lot-et-Garonne. C'est un toponyme désignant une source jaillissante. Variante : Surget (44). A noter le hameau de Sourgets à Saint-Sauveur-de-Meilhan (47) et celui du Surget à Lusanger (44), qui semblent être à l'origine du patronyme dans les deux régions où il est représenté. Un diminutif de l'ancien français surge (= chirurgien) paraît plus improbable. |
| Souriman, Sourimant |
Nom rencontré en Bretagne (29 notamment), où l'on trouve aussi des Souliman et des Soulimant. Une seule explication : il s'agit de Salomon (nom biblique devenu nom de baptême en particulier en Bretagne), mais la forme du nom, apparemment islamisée, étonne. Le patronyme a été porté au début du XIIIe siècle par Soliman, deuxième fils de Guiomarch V le Fort, vicomte de Léon. |
| Sourisseau |
Le nom est assez fréquent en Vendée. Variante : Sourissaud (16). Diminutif de 'souris', on le considère comme un surnom donné à une personne leste, agile. La souris est pour sa part présente dans les noms de famille Souris (59 surtout), Sourice, Sourisce, Sourisse (49 surtout). On notera cependant que Sourisse ou Sourice sont parfois des toponymes : ainsi la Sourice est un cours d'eau de la Sarthe. |
| Sourjous |
voir Surjus. |
| Sourmail |
Nom de famille surtout porté dans le département du Nord. Variantes : Sourmaille, Sourmais, Sourmay et sans doute Sormail. Il semble s'agir d'un nom de lieu, mais je ne trouve rien qui corresponde, sinon le petit village de Soumaille, en Corrèze (commune de Saint-Martin-la-Méanne). |
| Sournia |
Vraisemblablement celui qui est originaire du village de Sournia P-O). |
| Sourribes |
Nom catalan qui désigne celui qui habite au-dessus de la rive. Autres formes : Sorribes, Surribas, Soribes. |
| Sourrouil |
Assez rare, le nom est porté dans l'Aude. Il est plus fréquent sous la forme Sourrouille (40, 64). C'est un toponyme ayant le sens de pierrier, décombres, rencontré aussi sous les formes Sarrouilhe, Sarrouille. A noter les hameaux de Sourrouille à Fonsorbes (31) et à Lapenne (09). |
| Soursac |
Désigne celui qui est originaire de Soursac, dans la Corrèze. |
| Soursou |
Nom rencontré dans le Lot. Pourrait être un diminutif de Sour (forme latine : Sorus), nom d'un ermite ayant vécu à Terrasson (24). Autre solution : toponyme formé sur le latin sursum (= en haut). |
| Soury |
Surtout porté dans la Haute-Vienne, devrait être une variante de Saury (voir ce nom). |
| Sourzac |
Le nom est surtout porté dans le Lot, tout comme sa variante Sourzat, également présente dans la Corrèze. On trouve dans ce dernier département les formes similaires Soursac, Soursat. Il désigne celui qui est originaire d'une localité ainsi appelée. On a le choix entre les communes de Soursac (19) et de Sourzac (24), et sans doute divers hameaux, par exemple Soursac à Méallet (15). Signification du toponyme : peut-être le domaine de Sagorix, nom d'homme gaulois, ou le domaine de *Sortitius, *Soritius, noms de personne latins supposés. |
| Sous |
Porté notamment dans les Landes, c'est un nom de sens incertain, sans doute un toponyme. La solution la plus simple est d'y voir le lieu situé en dessous (du village), mais ce n'est pas forcément la bonne. Porté dans les Pyrénées-Orientales mais aussi dans le Sud-Ouest, le nom Sos devrait en être une variante. |
| Sousset |
Rare et porté dans le Finistère, c'est un nom de sens incertain. On pensera éventuellement au breton "souz" (= recul) et au verbe "souzan" (= reculer). Reste à savoir si le nom est bien d'origine bretonne. |
| Soussi |
Le nom est porté en Afrique du Nord, aussi bien par des musulmans que par des Juifs séfarades. Il désigne celui qui est originaire de la ville de Sousse (Tunisie) ou de la région du Sous (Maroc). |
| Soustelle |
Porté notamment dans le Gard, désigne celui qui est originaire de Soustelle, commune du même département. Le toponyme devrait être un diminutif de l'occitan "sosta" (= abri, hangar, grange). |
| Soustre |
Porté dans la Corrèze et les départements voisins (79, 87), désigne celui qui est originaire du Soustre, nom de hameaux à Chenailler-Mascheix et à Saint-Bonnet-Elvert (19). Le toponyme désigne un terrain où poussent les végétaux utilisés pour la litière des bêtes (occitan "sostra"). Avec le même sens : Soustra (40, 64), Soustras (82), Soustrat, Soustrot (19), et sans doute aussi Soustrade (64). |
| Soutif |
Vient du latin subtilis. C'est un surnom, rencontré en Normandie et plus généralement dans l'Ouest (61, 53), qui désigne une personne adroite, avisée. Cependant, au moyen âge, existait aussi un second adjectif soutif qui signifiait solitaire, mais son emploi paraît plus rare. |
| Soutoul |
Le nom est surtout porté dans le Gard. On trouve le dérivé Soutouly dans l'Aveyron. Sans doute un toponyme avec le sens de souterrain, abri (occitan sòtol, qui a aussi le sens de rez-de-chaussée). A noter le lieu-dit Soutouls à Salles-Curan (12). Formes voisines : Soutou (64, 81), Soutous (34), Souton (48), Southon (23). |
| Souty |
Nom surtout porté dans la Sarthe, également écrit Soutis. C'est une variante de Soutif (voir ce nom). |
| Souvannavong |
Nom d'origine laotienne, que l'on peut traduire par "la lignée d'or" : souvanna = or + vong = lignée. Variante : Souannavong. |
| Souvent |
Nom surtout porté dans le Loir-et-Cher, rencontré sous la forme Souvant en Limousin. Il pourrait s'agir d'une déformation du nom de baptême Sauvant (voir Sauvant). |
| Souverain |
Nom porté notamment dans la Nièvre (également 62). Variantes : Souverin, Souvrain (36, 61). C'est sans doute un toponyme désignant un lieu élevé. Il existe des hameaux le Souverain à Hazebrouck (59) et à Faverolles (36). Autre possibilité : celui qui occupe un rang élevé. |
| Souville |
Surtout porté dans le Gers et le Loiret, désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Souville (= sous la ville). Il s'agit dans le Loiret d'un hameau à Yèvre-la-Ville, et dans le Gers d'un autre hameau à Saint-Blancard. |
| Souviraa |
Porté notamment dans les Pyrénées-Atlantiques, c'est une variante de Soubiraa, désignant un lieu élevé, situé au-dessus (latin *superanus). Le passage, rare dans cette région, de p à v au lieu de b, se retrouve dans les noms Souviron, Souvirou, qui ont à peu près le même sens. |
| Souvy |
Nom porté dans la Loire, la Haute-Loire et en Savoie. Semble désigner celui qui est originaire de Souvy, nom d'un hameau à Saint-Didier-sur-Doulon (43). |
| Souy |
Surtout porté en Seine-et-Marne, désigne celui qui habite le lieu-dit (le) Souy, toponyme qui est une variante de souille (bourbier, bauge de sanglier). |
| Sovet |
Nom porté en Belgique. Désigne celui qui est originaire de Sovet, dans la province de Namur. |
| Soyer, Soyez |
Il s'agit le plus souvent d'une variante de Sohier, nom de personne d'origine germanique (voir Séguier pour le sens). Dans certains cas, c'est cependant un nom de métier, variante de soyeur, soyeux (= scieur de long), ou encore ouvrier travaillant la soie. Le nom se rencontre essentiellement en Belgique, dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme. |
| Soyeux |
Le nom est surtout porté dans l'Aisne (variante : Soyeur). Contrairement aux apparences, il n'a sans doute rien à voir avec la soie, mais désignait au Moyen Âge un scieur, éventuellement un moissonneur (du verbe soier = scier, moissonner). En 1575, il existait à Valenciennes une corporation des "soyeurs d'aix" (scieurs de planches). |
| Soyris |
Désigne sans doute celui qui est originaire de Soyris, hameau de la commune de Labastide-Murat (46). A noter aussi le Mas de Soyris à Campagnan (34). Le toponyme pourrait venir de l'occitan soira (= loup, loup-garou). |
| Spacek |
Nom tchèque désignant un étourneau (sobriquet lié à cet oiseau). |
| Spada |
Nom très fréquent dans toute l'Italie, en particulier dans le nord. Désigne un fabricant d'épées ou un spadassin. Dérivés : Spadina, Spadini, Spadone, Spadoni. Composés : Spadafora (celui qui sort toujours son épée, éventuellement avec une connotation érotique), Spadavecchia (vieille épée). Le spadassin est aussi évoqué par les noms Spadaccini, Spadacini. |
| Spaeth |
Le nom est assez courant en Moselle (variantes : Spaethe, Spath, Spathe). Il devrait s'agir d'un sobriquet pour une personne lente (allemand spät = tardif). |
| Spagnol |
L'un des nombreux noms servant à désigner celui qui vient d'Espagne. Celui-ci est breton et se rencontre dans le Finistère. Formes italiennes ou corses : Spagnolo, Spagnoli, Spagnuolo, Spagnuoli, Spagnulo (cette dernière forme étant caractéristique des Pouilles). |
| Spahn |
Porté en Alsace-Lorraine, c'est peut-être un surnom métonymique pour celui qui couvre les toits avec des tavillons (allemand Span = copeau). Spahn est cependant aussi un toponyme (nom d'une commune de Basse-Saxe) avec, selon Bahlow, le sens de bas-fond humide. |
| Sparacello |
Le nom est porté en Sicile à Palerme et dans sa province. On trouve plus fréquemment la forme Sparacino. Ces deux noms sont des diminutifs de Sparacio, rencontré dans la même région. En principe, le terme méridional spàracio désigne l'asperge (spàraciu en sicilien), mais il s'applique aussi à certains autres légumes, dont une variété de chou-fleur. Il s'agirait donc d'un surnom lié à l'un de ces légumes, mais on ne peut négliger une autre piste, un dérivé formé par aphérèse sur le prénom Gaspard (Gaspare en italien). |
| Specht |
Ce nom alsacien correspond sans doute à l'allemand Specht (= pic, pivert), et serait un surnom donné à une personne bavarde. On peut aussi envisager le pic comme outil, et il s'agirait dans ce cas de l'utilisateur de cet outil. |
| Speck |
En France, le nom est surtout porté en Moselle et dans le Haut-Rhin. Il désigne par métonymie un marchand de lard (allemand Speck). Variante : Spech. Autres formes : Specq, Specque (rencontrées surtout dans le Pas-de-Calais). Dérivé : Specker. |
| Spelliers |
Porté dans le département du Nord, le nom se rencontre aussi sous les formes Spelier, Speliers, également présentes en Belgique, où on trouve à Liège un "Jaquemins li speelier" en 1392. Il correspond à un métier, fabricant de mors selon le dictionnaire de Godefroy, fabricant d'épées selon Herbillon et Germain. |
| Spencer |
Fréquent en Angleterre (variante : Spenser), le nom vient de l'ancien français despensier (= celui qui s'occupe des provisions, celui qui gère un établissement religieux ou autre). |
| Spender |
Le nom se rencontre dans le département du Nord et en Belgique, ainsi qu'en Allemagne. Il désigne celui qui fait l'aumône (cf l'allemand Spender = bienfaiteur), ou encore un intendant, un régisseur (sens du moyen néerlandais spender). |
| Sperandei |
Assez rare et porté dans l'Italie centrale (également autrefois en Corse), c'est une forme plurielle de Sperandeo (Lazio, Campanie, Sicile), nom de baptême à connotations mystiques (= espère en Dieu). Formes voisines : Sperandio (Italie du nord), Sperindeo, Sperindei, Sperindè. |
| Spettel |
Nom porté en Alsace-Lorraine. Semble une variante de Spittel, qui correspond au français hôpital (allemand Spital), au moyen âge établissement religieux recevant mendiants et pèlerins, peut-être aussi auberge. Le nom désigne celui qui habitait à proximité d'un hôpital (éventuellement qui y travaillait). |
| Spicht |
Porté notamment dans le département du Nord, devrait avoir le même sens que Specht (voir ce nom). |
| Spicq |
Variante sans doute wallonne ou picarde de Spick, nom porté en Alsace-Lorraine. Semble correspondre au moyen-haut-allemand spêc (= lard, cf l'allemand moderne spicken = larder), et pourrait être le surnom d'un charcutier. On ne peut cependant négliger une autre hypothèse : un sobriquet lié au pivert ou un surnom donné à l'utilisateur d'un pic (outil), à rapprocher de Specht. |
| Spiegel |
Porté dans la Moselle et en Alsace, le nom désigne par métonymie un marchand ou un fabricant de miroirs (allemand Spiegel). Avec le même sens : Spigel (88, 54), Spiegels (59), Spiegler (67), Spiegelmann. Le nom est parfois porté par des juifs askhénazes, ce qui est également le cas pour la forme composée Spiegelstein (Stein = rocher, pierre). |
| Spiller |
En allemand, le nom désigne celui qui fabrique des fuseaux (Spille) ou qui les utilise (celui qui file la laine et autres tissus). Si par contre le nom est anglais, il désigne un bouffon ou un saltimbanque. |
| Spinau |
Patronyme surtout présent en Belgique. C'est en principe un toponyme désignant un lieu où poussent des arbustes épineux. On trouve également, avec le même sens, le patronyme Spineux. |
| Spincer |
Nom assez rare porté en Picardie (60, 80). En l'absence d'autres solutions, la tentation est grande de le rapprocher de l'anglais Spencer, qui désigne un économe, celui qui est chargé des vivres dans un château ou une communauté religieuse. Ce n'est évidemment qu'une hypothèse. |
| Spinelli |
Le nom est très répandu dans toute l'Italie. Le singulier Spinello, plus rare, se rencontre en Sicile et dans les régions du Nord. Plusieurs solutions sont possibles : on pensera d'abord à un toponyme, plusieurs localités s'appelant Spinello ou Spinelli (dérivés de spina = épine, aubépine). Autre possibilité : un prénom, De Felice envisageant soit une forme courte de Crispinello (diminutif de Crispin), soit un prénom médiéval, documenté en Ombrie et en Ligurie au XIIe siècle sous la forme latinisée Ospinellus, qui semble renvoyer à un personnage des chansons de geste (Ospinel). |
| Spinette |
Surtout porté en Belgique, c'est un toponyme désignant un lieu où pousse l'aubépine (ou autres arbustes épineux). La forme voisine Spinetta se rencontre en Italie (Ligurie) et en Corse, et pourrait renvoyer à la commune de Spinetta (province d'Alessandria). On trouve également en Corse la forme Spinetti. |
| Spingarn |
Porté par des Juifs askhénazes, le nom devrait désigner un fileur ou un filateur (allemand spinnen = filer + Garn = fil). |
| Spingor |
Nom très rare porté dans le département du Rhône. Il semble venir d'Italie (Piémont). Sens incertain, mais il est tentant de faire le rapprochement avec le verbe spingere (= pousser, bousculer). |
| Spinner |
Porté en Alsace-Lorraine, le nom désigne un fileur, celui qui travaille dans une filature. |
| Spinosi |
Relativement rare, ce nom italien est porté dans la zone côtière du nord des Abruzzes. C'est le pluriel de formes telles que Spinosa (Pouilles, Campanie, Lazio) ou Spinoso (Sicile, Calabre), sans doute des toponymes évoquant des lieux à la végétation épineuse. Une commune s'appelle Spinoso dans la province de Potenza. |
| Spiroux |
Essentiellement porté en Belgique, le nom correspond au wallon "spirou", qui signifie "écureuil", avec plusieurs possibilités : surnom d'un homme agile, d'un rouquin, mais plus vraisemblablement enseigne de maison. |
| Spitaels |
Le nom est porté en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Spital, Spitals. Il signifie "hôpital", et devrait être un toponyme devenu nom de famille (voir Ospital pour plus de précisions). |
| Spitale |
Nom sicilien qui correspond au français hôpital (aphérèse du latin hospitale, italien moderne ospedale). Désigne celui qui habite un lieu-dit ainsi appelé (au moyen âge, établissement religieux recevant mendiants et pèlerins). |
| Spitalier |
Voir Espitalier pour le sens. Le nom est surtout porté dans les Alpes-de-Haute-Provence. |
| Spite |
Le nom est originaire de Moselle. On trouve également en Lorraine la variante Spit. Sens incertain. Peut-être une autre forme de Spitz (voir ce nom). |
| Spitz |
Assez répandu en Alsace-Lorraine, le nom correspond à l'adjectif allemand spitz (= pointu, aigu). Il désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Spitz(e), avec le sens de colline pointue. Le toponyme est très fréquent en Allemagne, on le rencontre aussi souvent en Moselle. Le nom Spetz, porté dans le Haut-Rhin, pourrait en être une variante. Dérivés : Spitza (57), Spitzer (67). |
| Splingart |
Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et les Ardennes, ainsi qu'en Belgique. Variante : Splingard. Sens incertain. Il pourrait correspondre à l'ancien français "espringueur" (= sauteur, danseur, cf. aussi l'allemand Springer). Autre possibilité : l'ancien français "espringale" (grosse arbalète, mangonneau, petit canon). |
| Sponem |
Le nom est porté dans la Haute-Saône (également 90, 88). Il semble alémanique ou allemand, et devrait désigner celui qui est originaire d'une localité appelée Sponheim. C'est le nom d'une commune de Rhénanie-Palatinat. |
| Sponga |
Relativement rare, ce nom italien est surtout porté dans la province de Belluno (Vénétie). Sens incertain. Le mot "sponga" est une forme archaïque ou dialectale de "spugna" (= éponge), mais il est fort possible que le nom de famille n'ait rien à voir avec ce terme. |
| Sponne |
Nom porté en Alsace-Lorraine. C'est une variante de Spohn, Spahn, désignant celui qui fait ou pose des bardeaux pour la couverture des toits. |
| Sponton |
Nom italien porté en Vénétie (Rovigo) et dans le Frioul. Il correspond à l'italien "spuntone" (autrefois "spontone"), en français "esponton", sorte de pique que portaient les fantassins (et surnom probable pour le porteur de cette arme). |
| Sportiello |
Nom italien porté notamment en Campanie, également présent dans le Piémont et la Lombardie. On le rencontre aussi en Corse. Sans doute une variante de Sportello, Sportelli, le mot sportello désignant un panier dans l'Italie du Sud. |
| Sportouch |
Nom juifs séfarade d'Afrique du Nord, variante de Chicheportiche (voir ce nom). |
| Spreux |
Nom porté dans le Pas-de-Calais et en Belgique. Semble un surnom correspondant au wallon spreuwe (= étourneau). |
| Springolo |
Assez rare, ce nom italien est porté en Vénétie et dans le Frioul. Il semble s'agir d'un dérivé de l'adjectif vénitien springo (= guilleret, vif). |
| Squiban |
Nom rare porté dans le Finistère et le Morbihan. Il est considéré par A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) comme une variante de Guiban, Guibant, sobriquets formés à partir du cornique 'guiban' (= mouche, moucheron). |
| Staali |
Assez rare, ce nom algérien pourrait être d'origine turque. Il correspond en tout cas au nom de famille turc Ustaali et signifie "maître Ali" (turc "usta" = maître). |
| Staat, Staats |
Nom rencontré en Alsace-Lorraine ainsi qu'en Allemagne et aux Pays-Bas. C'est un hypocoristique du nom de baptême Eustache (en allemand Eustatius), popularisé par un saint du IIe siècle : Eustache était selon la légende un ancien soldat romain converti par la rencontre d'un cerf miraculeux. Il fut étouffé avec sa famille dans un tonneau de bronze sous lequel on avait mis le feu. |
| Stab |
Nom porté en Moselle. Il correspond à l'allemand Stab (= baguette, verge), utilisé sans doute comme symbole de l'autorité judiciaire (surnom possible d'un huissier). Variantes : Staab, Stabe. |
| Stabio |
Nom italien rare porté dans le Piémont (variante ou forme voisine : Stabbio). Il désigne celui qui est originaire de Stabio, nom d'une commune suisse du Tessin. Une autre localité s'appelle Stabbio, dans les Grisons. |
| Stachling |
Nom rare qui a été porté en Lorraine. On peut y voir l'équivalent de l'adjectif allemand "stachlig" (= hérissé), et donc un sobriquet. Mais on pensera aussi à une déformation de Stachelin, diminutif de Stach, forme courte correspondant au prénom Eustache. |
| Stadelmann |
Porté en Allemagne et en Alsace-Lorraine, désigne celui qui a la responsabilité d'une grange (moyen-haut-allemand stadel) et, par extension, d'un domaine rural. Autres formes : Stadler, Stadelman, Stadelsmann. |
| Staib |
Rare et porté en Alsace, c'est une variante de Staub, Steub, nom qui désigne en allemand la poussière, notamment la poussière de farine (surnom possible pour un meunier). |
| Stalin |
Nom porté dans la Somme et la Seine-Maritime. Variantes : Stalain, Stallin (76), Staelen, Staelens, Stalens (59). C'est un nom de personne d'origine germanique, diminutif formé sur la racine stahal (= acier). Le dictionnaire des noms de famille en Belgique romane cite Stalin li cordewaniers à Ypres en 1282. |
| Stallaerts |
Porté en Belgique et aux Pays-Bas, pourrait être un nom de personne d'origine germanique formé sur les racines stahal (= acier) et hard (= dur). |
| Stallin |
Nom rencontré notamment dans la Somme. Correspond au flamand Staelen(s), nom de personne qui semble être un diminutif du germanique Stahl (= acier). |
| Stambouli |
Le nom désigne celui qui est originaire d'Istanbul. Il est porté un peu partout sur les rivages méditerranéens, depuis le Proche-Orient jusqu'au Maghreb. |
| Stampfler |
Pourrait désigner celui qui est originaire de Stampfl, nom d'une commune autrichienne, mais on pensera plutôt à un nom de métier, soit celui qui fait des estampes ou un garde des sceaux, soit encore celui qui exploite un moulin (voir Stempf). |
| Stanczyk |
Nom polonais assez fréquent, c'est l'un des nombreux diminutifs du nom de personne Stanislaw (voir Stanislawski). Formes voisines : Stanczak, Stanczuk. A noter que dans tous ces noms le n est le plus souvent un n mouillé. |
| Stanislawski |
Dérivé du nom de baptême polonais Stanislaw (= Stanislas, racines stan = devenir, être debout + slaw = gloire), soit diminutif, soit désignant celui qui est originaire d'une localité appelée Stanislaw(o), Stanislawski. Autres dérivés de Stanislaw : Stanislawiak, Stanislawczyk, Stanislawek. |
| Stapor |
Nom polonais également écrit Stampor (le "a" est ici une voyelle nasale), qui correspond au mot "stapor" (= pilon), sobriquet probable pour celui qui utilise cet instrument. |
| Starck |
Porté notamment dans le Haut-Rhin (diminutif Starcky), désigne tout comme Stark et Starke (57) un homme robuste, fort, éventuellement gros (allemand stark). |
| Staropoli |
Nom italien porté en Calabre (province de Vibo Valentia), également présent en Sicile (Palerme). Il s'agit certainement du nom d'une localité (suffixe -poli d'origine grecque), mais je n'en trouve aucune trace. Le premier élément pourrait être le grec "stavros" (= croix). |
| Stazzu |
Assez rare, le nom est porté en Sardaigne. On le rapprochera de Stazzo, rencontré pour sa part dans le Lazio. En italien, le mot "stazzo" désigne un enclos pour le bétail. En sarde (graphie normalisée "staciu") il a le sens de domaine rural, maison paysanne. |
| Steadworthy |
Très rare, ce nom serait d'origine écossaise. Sens obscur : le mot "stead" signifie "place", et "worthy" est un adjectif avec le sens de "digne". Reste à savoir ce que pourrait signifier l'assemblage de ces deux mots. |
| Stebe |
Porté en Moselle, le nom se rencontre aussi sous la forme Steppe. C'est un hypocoristique de Steppan, autre forme du prénom Stephan (= Etienne). |
| Stébenet |
Rare et porté notamment dans les Hautes-Pyrénées, c'est un diminutif d'Estebe, Esteve (= Etienne). |
| Steculorum |
Nom rencontré dans le département du Nord et en Belgique. La seule solution plausible est d'y voir une déformation du latin saeculorum, employé dans la formule liturgique in saecula saeculorum, et donc un surnom donné à un clerc, à un chantre. |
| Steegmuller |
Nom porté en Alsace, rencontré aussi sous la forme Stegmuller. Il devrait désigner celui qui habite un lieu-dit Ste(e)gmühle, le moulin de la passerelle ou du petit sentier. Les noms de famille Steeg, Steg, Steig désignent celui qui habite un lieu ainsi appelé, toujours avec le sens de passerelle, petit sentier. |
| Steelandt |
Le nom est porté dans le département du Nord et en Belgique. Variantes : Steeland, Steelant. C'est un toponyme, peut-être Steenland en Flandre orientale. |
| Steenebruggen |
Voir Vansteenbrugge pour le sens. Autres formes : Steenbrugge, Steenbruggen. |
| Steenhout |
Porté en Belgique et dans le nord de la France, c'est sans doute un toponyme (le bois pierreux). Variantes : Steenhaut, Steenhoute. |
| Steenkeste |
Nom rencontré dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Steenkeest, Steenkerste, Steenkiste. Sans doute un nom de lieu formé à partir du néerlandais steen (= pierre), et de kist (= coffre, caisse, cercueil), qui devrait évoquer un dolmen. |
| Stefani |
Pluriel de filiation du prénom Stefano, forme italienne ou corse d'Etienne (dont Stéphane est la forme savante). Dérivés : Stefanacci, Stefanaggi (Corse), Stefanelli, Stefanetti, Stefanini, Stefanuccio (Corse ou Italie). |
| Steffen |
Patronyme fréquent en Moselle (et au Luxembourg), c'est un nom de baptême correspondant au français Etienne (latin Stephanus, qui a aussi donné Stéphane). Variantes : Stefen, Stefan, Steffan, Steffann. Avec génitif : Steffens. Forme latinisée : Steffanus. Formes avec apocope : Steff, Steffe, Steffes. |
| Steffner |
Porté en Alsace, c'est un dérivé de Steffen (= Etienne, Stéphane). |
| Stefftgen |
Nom porté dans l'Est, notamment dans la Marne, rencontré aussi sous les formes Steffgen, Steffgenn, Stefsgen. Devrait être une contraction de Steffenshagen, nom de plusieurs localités allemandes. |
| Stegre |
Porté notamment en Haute-Saône, le nom est présent dans ce département depuis plusieurs siècles. En lui supposant une origine alémanique, ce qui semble attesté par un acte du XVIIe siècle, ce serait l'équivalent de l'allemand ou alsacien Steger, désignant celui qui habite un lieu-dit Steg (= passerelle, chemin). Le rapprochement avec Steiger (= mineur) est également envisageable. |
| Stehle |
Porté notamment en Alsace, c'est l'équivalent de Stahl, Stahle, noms qui évoquent l'acier (allemand "Stahl"). Il peut s'agir du surnom d'un forgeron, mais aussi d'un sobriquet pour celui qui est dur comme l'acier ou qui est têtu. Autre possibilité à envisager mais moins probable : celui qui est originaire de Stehle, commune de Bade-Wurtemberg, ou d'un autre lieu portant ce nom. Diminutifs : Stehelin (Stehelyn dans le Nord), Stehlen, Stehli, Stehlin, Stehling, Stehly. |
| Steichen |
Le nom est considéré comme une variante de l'allemand Stauch, un surnom de sens peu clair, apparemment lié à une particularité vestimentaire ( le mot a désigné soit une manche large, soit un serre-tête). A noter cependant que Staucha est aussi le nom d'une commune de Saxe. |
| Steiner |
Fréquent en Alsace-Lorraine, le nom désigne en allemand un maçon ou un tailleur de pierres (il peut aussi désigner celui qui habite un lieu-dit Stein). Le sens de tailleur de pierres se retrouve dans le patronyme Steinmetz, dont le nom jurassien Steinmesse est sans doute une variante. Autres noms voisins : Steinhauer (= tailleur de pierres), Steinschneider (= lapidaire). |
| Steinfelden |
Rencontré aussi en Alsace sous la forme Steinfeld, c'est un toponyme évoquant un champ pierreux. Deux communes autrichiennes s'appellent Steinfelden. |
| Stekelerom |
Voir Steculorum. |
| Stemmelen |
Surtout porté en Alsace, le nom se rencontre aussi en Haute-Saône. Variantes : Stemelen, Stemmelin, Stemlen. Il faut certainement le rattacher aux noms commençant par Stamm-. On a le choix entre un dérivé de Stamm (= tronc, souche) et le verbe stammeln (= bégayer), qui est à l'origine des noms Stammler, Stemler. |
| Stempf |
Porté en Alsace, le nom peut aussi s'écrire Stampf (la forme Stemph a également existé). Il correspond au verbe allemand "stampfen" (= broyer, piler, concasser), et a dû désigner celui qui exploitait un moulin à foulon ou un moulin à huile. Dérivés : Stempfel (le nom peut aussi évoquer un sceau ou une estampe, cf. l'allemand moderne "Stempel"), Stempfelet, Stempfer, Stempffer, Stempfle, Stempfler, Stempflet, Stempflin, Stemphelet, Stempheur, Stemphlet, Stampfer, Stampfler, Stampfli. |
| Stenzel |
Porté en Alsace (variante : Stentzel), c'est un hypocoristique de Stenslaw, variante allemande du polonais Stanislaw (= Stanislas). Avec le même sens : Stanzel. |
| Stephan |
Forme bretonne d'Etienne, surtout portée dans le Finistère. Vient du latin Stephanus, grec Stephanos (couronne). |
| Stéphane |
Forme savante du prénom Etienne (grec Stephanos), le nom est relativement peu fréquent. On le rencontre notamment dans l'Yonne, le Doubs, la région parisienne et la Haute-Vienne. Formes latinisées : Stephanus, Stephani, Stephany (Alsace-Lorraine). |
| Stephano, Stéphano |
Nom caractéristique du Morbihan (variante : Stephanno). C'est un diminutif du prénom Stéphan (= Etienne), formé avec le suffixe -o. |
| Stephant |
Variante bretonne du nom de baptême Etienne (sous sa forme savante Stéphane). |
| Sterin |
Le nom est porté dans le Pas-de-Calais. Sens incertain. Peut-être un diminutif de l'ancien français "estere" (= querelleur, violent). |
| Stern |
Le nom est parfois un hypocoristique du prénom Etienne (Stephan), mais, en Alsace, il a le plus souvent le sens d'étoile, et il a été fréquemment porté par des juifs, pour qui l'étoile a toujours eu une importante valeur symbolique. |
| Stervinou |
Nom porté dans le Finistère. Variantes : Stervenou, Stervinnou. C'est un toponyme désignant la rivière, l'estuaire (ster) d'Evinou, Evenou (diminutif d'Evain, voir ce nom). Un hameau s'appelle Stervinou à Saint-Thois (29), et devrait être à l'origine du nom de famille. |
| Stesseur |
Très rare, le nom pourrait être une francisation de l'allemand Stösser, Stoesser, celui qui pile le sel. |
| Steunou |
Un nom breton (22, surtout commune de Bourbriac). Forme contractée de Stevenou (voir ce nom). |
| Steurbaut |
Porté dans le département du Nord, serait un nom de personne d'origine germanique, Sturbald (stur, racine obscure + bald = audacieux). Autre solution : dérivé du moyen néerlandais stueren (= mettre en désordre). Variantes : Sturbaut, Sturbeaux. |
| Stevenin |
Diminutif du nom de baptême Etienne (latin Stephanus) porté surtout dans les Ardennes (également en Savoie). Avec d'autres suffixes : Stevenaert, Stevenard, Stevenart, Stevendart (Nord-Pas-de-Calais, Belgique), Stevenel (Vosges), Stevenet, ainsi que Stevenoot, Stevenot (Belgique, Nord, Nord-Est). Formes italiennes : Stevenino, Stevenini. |
| Stevenou |
Nom breton (22) qui est sans doute un diminutif du prénom Etienne (Steven). On peut aussi envisager une variante de Stervenou, toponyme formé sur ster (= rivière). |
| Stevens, Stievens |
Nom porté en Belgique, qui correspond au nom de baptême Etienne (latin Stephanus). |
| Stevenson |
Désigne en Grande-Bretagne le fils de Steven (= Etienne). |
| Stevez |
Rare et porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c'est un diminutif de Steve (= Etienne). |
| Stewart |
Fréquent en Grande-Bretagne, rencontré aussi sous les formes Steward, Steuart, Stuart. C'est en gros l'équivalent du français Sénéchal (officier de cour, puis représentant du seigneur). Le nom est composé du vieil anglais stig (cour, également basse-cour, porcherie) et de weard (= gardien). A noter une autre possibilité : stigweard a aussi désigné la personne qui s'occupait des animaux domestiques, notamment un porcher. |
| Sticlebout |
Porté dans le Nord, le nom est plus courant sous les formes Stichelbaut, Stichelbout, Stickelbout. Selon Debrabandere, la forme d'origine serait Stivelbout, nom composé de deux termes évoquant les bottes ou les chaussures (stevel + bout). |
| Stieg |
Nom rare porté dans le Bas-Rhin. Correspond à l'allemand Steig (chemin escarpé, en pente). Il s'agit donc en principe d'un toponyme. Variantes et dérivés : Steig, Steiger, Stieger. |
| Stienne |
Forme sans e prosthétique du prénom Etienne, portée dans le département du Nord et en Belgique. Variante : Stien. Avec génitif de filiation : Stiennes, Stiens. Dérivés : Stiennon, Stiénon, Stiernon, Sternon. |
| Stiévenard |
Dérivé du prénom Etienne porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie. Variantes : Stiévenart, Stevenaert, Stévenard, Stévenart. |
| Stiller |
Il peut s'agir d'un dérivé de l'allemand still (= tranquille, calme). En Autriche, cependant, on pensera plutôt à celui qui est originaire de Still, nom d'une commune de Haute-Autriche. Même chose pour le Bas-Rhin, où une localité s'appelle aussi Still. |
| Stine |
Porté en Belgique, semble correspondre aux noms allemands Stines, Stinnes, généralement considérés comme des formes courtes du prénom latinisé Augustinus (= Augustin). |
| Stioui |
Le nom était porté en Tunisie par des Juifs séfarades. Je n'en sais pas plus. |
| Stipon |
Ce nom breton (29) évoque selon A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) un poisson, le jeune lieu, le sens du surnom restant à préciser. |
| Stirnemann |
Egalement Stirneman. Nom porté dans le Haut-Rhin (également 90, 70). C'est un dérivé de l'allemand Stirn (= front), désignant peut-être un homme têtu ou effronté. Variante alémanique : Stirnimann. |
| Stoecklin |
Surtout porté dans le Haut-Rhin, également écrit Stoechlin, Stöcklin, c'est un diminutif de l'allemand Stock, qui désigne un bâton, ue baguette, mais qui a aussi d'autres sens (souche, tronc, bûche, également ruche ou homme sot). Difficile de faire un choix. Variantes ou formes voisines : Stöckli, Stoeckli, Stoekli, Stoecklen, Stoeckel, Stoeckell, Stoeckle, Stockle. On trouve aussi en Belgique les formes Stockel, Stokkel. |
| Stoetzel |
Tout comme Stötzel, c'est un dérivé du nom Stotz, qui correspond au moyen-haut-allemand "stoze" (= souche, billot), surnom pour un homme robuste ou pour un lourdaud. Par contre, les noms Stoetzer, Stötzer semblent plutôt désigner un fabricant de verres ou de gobelets (moyen-haut-allemand "stutze"). |
| Stoffel |
Porté en Alsace-Lorraine, c'est un hypocoristique du prénom Christophe (allemand Christoffer). Formes voisines : Stof, Stoff, Stoffels, Stoffer, Stoeffer, Stoeffler, Stoffler. |
| Stoker |
Patronyme surtout porté aux Pays-Bas, présent également en Angleterre. C'est une variante de Stocker (porté aussi en Allemagne et en Alsace-Lorraine), apparemment un dérivé de Stock = souche, tronc d'arbre. Peut désigner soit celui qui habite un lieu-dit Stock (toponyme très fréquent), soit celui qui défriche le sol, éventuellement un bûcheron. Autre possibilité, moins crédible : geôlier, comme dans l'allemand Stockmeister. |
| Stolard |
Forme francisée du polonais Stolar, Stolarz, qui correspond au métier de menuisier ou de charpentier (polonais "stolarz"). Dérivés fréquemment rencontrés : Stolarczyk, Stolarek, Stolarski. |
| Stolsem |
Rare et porté en Belgique, désigne celui qui est originaire d'une localité portant ce nom ou un nom voisin (Stolzheim). On pensera en particulier à Stotzheim, nom de communes dans le Bas-Rhin et en Rhénanie du Nord-Westphalie. |
| Stoltz |
Nom porté en Allemagne et en Alsace-Lorraine (57, 68, 67). C'est un sobriquet appliqué à un personnage vaniteux, hautain (allemand stolz). |
| Stone |
Très répandu en Grande-Bretagne (forme génitive : Stones), désigne celui qui habite un lieu rocheux ou est originaire d'une localité appelée Stone. |
| Stopin |
Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l'Oise (variante : Stoppin), le nom a pu désigner un producteur d'étoupe. On pensera aussi aux noms flamands Stoop, Stoops, avec le sens de "cruche" (surnom d'un tavernier ou d'un buveur, ou fabricant de cruches). |
| Stoppele |
Nom italien porté en Vénétie (Vérone). Il faut sans doute le rapprocher de l'allemand Stoppel (= le chaume), en italien "le stoppie". |
| Storai |
On rencontre le nom en Corse, ainsi qu'en Italie dans la région de Pérouse. Je n'en connais pas la signification. A noter qu'un hameau s'appelle "la Storaia" à Vernio (Toscane, province de Prato). |
| Storch |
Nom porté dans les Pyrénées-Orientales. La forme courante en catalan est Estorc(h), mais ici la prothèse ne s'est pas faite, ce qui arrive parfois pour les patronymes. Nom de sens incertain. Pourrait être le participe passé du verbe estòrcer (= sauver), mais plutôt une variante du nom de baptême Eustorge (voir Astorg). Si le nom est allemand ou alsacien, par contre, il désigne la cigogne (sens du mot Storch en allemand). |
| Storck, Stork, Storq |
Nom porté en Alsace-Lorraine. Il évoque la cigogne (allemand Storch), soit par métaphore (sobriquet donné à celui qui a de grandes jambes ?), soit comme enseigne de maison. |
| Stordeur |
Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, les Ardennes et la Belgique, désigne un fabricant d'huile, celui qui exploite un pressoir à huile (ancien français "tordeor"). Variante : Stordair. |
| Storez |
Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, paraît correspondre au verbe d'ancien français "estorer" (= construire, créer, réparer, ordonner, fournir). Difficile de savoir quel sens choisir. A noter que le nom de famille Estorez existe aussi dans la même région. |
| Stosse |
Le nom est surtout porté en Moselle. Variante : Stoss. Il devrait correspondre au mot allemand Stoß (= choc, coup), surnom probable d'un homme violent. Le nom Stösser (Stoesser) a dû pour sa part désigner celui qui pile le sel, tout comme Stossel (Stößel = pilon). |
| Stouder |
Rare et porté notamment dans le Nord, c'est un nom de sens incertain. Peut-être l'équivalent de l'allemand Studer, qui correspond pour sa part au moyen-haut-allemand "stude" (= arbuste, buisson, allemand moderne "Staude"). Autrement dit celui qui habiterait un lieu-dit "Stude". Avec le même sens : Studer (Alsace, Allemagne), Stoudmann, Studemann, Studenmann. |
| Stoullig |
Egalement Stoulig. Nom très rare, qui semble être un diminutif de l'allemand Stolle (= tréteau), surnom possible d'un menuisier. |
| Stourbe |
Surtout porté dans l'Aisne, le nom ne me dit rien de précis. Peut-être une forme avec métathèse de Strub (Alsace-Lorraine), personne aux cheveux ébouriffés. |
| Stourm |
Nom porté en Lorraine, notamment dans la Moselle (variante : Stourme). On le rencontre plus fréquemment sous la forme Sturm, et il semble désigner un homme coléreux, violent (métaphore de l'allemand Sturm = tempête). Autres variantes : Storm, Storme, Storms. |
| Stouvenaker |
Porté en Belgique dans la province de Luxembourg (également Stouvenacker, Stouvenakers), c'est un nom de sens incertain. Le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane envisage un nom de métier (maker > naker) et propose un fabricant de poêles, de chaufferettes. |
| Stouvenot |
Le nom est porté dans les Vosges et les départements voisins (68, 54). Avec d'autres suffixes : Stouvenel, Stouvenin. Ces patronymes sont des variantes de Stevenot, Stevenel, Stevenin, diminutifs du prénom Etienne (Estève). |
| Strang |
Surnom anglais désignant celui qui est fort, robuste (anglais "strong", anglais ancien "strang"). Avec le même sens : Strong. |
| Strapazzon |
Nom italien assez rare porté en Vénétie. Il correspond à l'italien "strapazzone", désignant une personne brutale, qui abîme tout. |
| Strassel |
Surtout porté dans la Moselle, semble un dérivé de l'allemand Straße (= rue, route). Ce devrait être de toute façon un toponyme : une commune de Saxe s'appelle Strässel. |
| Straton |
Nom de famille anglais, rencontré plus souvent sous la forme Stratton. Désigne celui qui est originaire de l'une des nombreuses localités appelées Stratton. Sens du toponyme : l'enclos, puis le village (tun) construit près de la route (latin strata). |
| Straub, Straube |
Assez courant en Alsace-Lorraine, c'est un sobriquet désignant une personne hirsute, aux cheveux ébouriffés (cf verbe sträuben). |
| Strauss |
Le nom signifie en allemand 'bouquet' ou 'autruche'. C'est ce dernier sens qu'il faut apparemment retenir : le patronyme, porté par des juifs askhénazes, renverrait à une maison du quartier juif de Francfort dont l'enseigne s'ornait d'une autruche. |
| Stravius |
Nom assez rare porté notamment dans la Somme. Il s'agit apparemment d'une forme latine, mais je ne sais pas à quoi elle correspond exactement. |
| Stréby |
Rare et porté dans la Haute-Marne, le nom pourrait être alsacien. Ce serait alors une variante de Strebi, diminutif de Streb, nom qui, tout comme Strebel, Strebelle (nom porté dans le Nord) et Strebler, paraît se rattacher au verbe allemand "streben" (= faire des efforts). |
| Streichenberger |
Egalement écrit Streichemberger, le nom paraît venir de Suisse (il est présent à Berne au XVIIIe siècle), où on trouve aussi le nom Streichenberg. En principe, il devrait correspondre à un lieu-dit Streichenberg (Berg = montagne), mais je n'en trouve aucune trace. |
| Streiff |
Le nom est surtout porté en Moselle. Variante : Streif (67). Deux sens possibles : soit celui de bande, raie, sillon (allemand Streif), soit un terme désignant une patrouille (allemand Streife), peut-être des mercenaires (M.T. Morlet signale le moyen-haut-allemand streif = course, incursion guerrière). |
| Stresser |
Porté notamment dans le Bas-Rhin, pourrait être une variante de Strasser (Straßer), celui qui habite près de la route, de la rue. |
| Streveler |
Porté dans l'est de la France, le nom est d'origine luxembourgeoise. On le rencontre aussi en Belgique. Il devrait s'agir d'une variante de Steveler, qui correspond à l'allemand Stiefeler (= fabricant de bottes). |
| Stroher |
Nom porté en Alsace-Lorraine, dérivé de Stroh (même région), un nom allemand qui désigne la paille. Soit un moissonneur, soit un marchand de foin. |
| Stroobants |
Porté dans le département du Nord et en Belgique, le nom s'écrit aussi Strooband, Stroobant. Il signifie en néerlandais "lien de paille" (stro = paille + band = lien), surnom possible pour celui qui liait les gerbes. |
| Strubel |
Diminutif de Strub, Strube, qui sont eux-mêmes des variantes de Straub (voir ce nom). Formes voisines : Strauble, Strobel. |
| Strullu |
Assez courant dans le Finistère, le nom se rencontre aussi sous les formes Struillou et Strullou. C'est un sobriquet pour une personne sale (moyen breton strouill selon A. Deshayes). |
| Stuber |
Porté en Alsace, a dû désigner le tenancier d'une étuve, de thermes, de bains publics (moyen-haut-allemand "stube" = étuve). La variante Stubert se rencontre dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. |
| Studzinski |
C'est un dérivé du polonais studzien (= puits) désignant celui qui habite auprès d'un puits. Variante : Studzienski. |
| Stumpel |
Porté en Moselle, c'est un dérivé de Stump, Stumpe, également Stumpf, Stumpff, Stumph, Stumpp (Alsace-Lorraine), des noms pour lesquels on a au moins deux solutions : soit un toponyme (lieu abondant en souches), soit un sobriquet pour un homme petit et râblé. |
| Stutzmann, Stutzman |
Nom surtout porté en Alsace. Apparemment plusieurs possibilités, le mot Stutz ayant (et ayant eu) de nombreux sens : peut-être un homme violent, celui qui donne des coups (sens premier du mot), ou encore un homme entêté, capricieux (autre sens de Stutz). Pour la Suisse alémanique, le dictionnaire de Bahlow propose une autre explication : celui qui habite sur une pente, sur un lieu escarpé. |
| Stuve |
Allemand ou hollandais, ce nom (écrit aussi Stuwe, Stüve, Stüwe) signifie souche, tronc d'arbre, également trognon (moyen-bas-allemand stuve). |
| Suard |
Nom de personne d'origine germanique, Sudhard (sud = le sud + hard = dur). On le rencontre notamment dans le Loiret, l'Indre-et-Loire et la Seine-Maritime. Variante : Suart (61, 80). |
| Suarez |
Nom castillan. Diminutif (suffixe de filiation -ez) du nom de baptême Suero, anthroponyme d'origine germanique latinisé en Suerius. |
| Suau |
Surnom désignant une personne douce, aimable (latin suavem > suave). L'adjectif suau existe à la fois en occitan et en catalan. |
| Suaud |
Nom de personne d'origine germanique, Sudwald (sud = le sud + waldan = gouverner). C'est en Vendée et dans les départements voisins que le nom est le plus répandu. Variante : Suault. Diminutif : Suaudeau. |
| Suavet |
Nom savoyard qu'il faut sans doute considérer comme un diminutif de 'suave', qui désignait en ancien français (soef) une personne douce, agréable. Autre possibilité, moins crédible : diminutif de l'ancien français soef, soif (= haie). A noter l'existence de hameaux Suavet à Saint-Offenge-Dessus et Saint-Offenge-Dessous, d'où le nom semble originaire, du moins quand il est savoyard (première mention connue en 1437). Le nom existe aussi en Bretagne sous les formes Le Suavet, Le Suavé. |
| Suberbie |
Typiquement béarnais, le nom désigne la maison ou le hameau construits au-dessus de la route (bie < latin via). Deux hameaux s'appellent Suberbie, à Lussagnet-Lusson et à Rontignon (64). |
| Subertat |
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