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(mise à jour le 07/07/08) |
| Abt | Porté en Alsace, le nom correspond à l'allemand et à l'alsacien "Abt" (= abbé, prieur). Voir Abad pour le sens. Avec génitif : Abs, Abts. Le dérivé Abtey (68) pourrait désigner une abbaye. |
| Agresti | Ce nom italien est présent dans diverses régions : on le rencontre dans la province de Florence, mais il paraît plutôt méridional (Pouilles, Campanie et surtout province de Latina, au sud du Lazio). On trouve dans le sud de l'Italie les formes voisines Agreste et Agresta. Difficile d'avoir une certitude : on peut penser à l'adjectif "agreste" (ou "agresto" = de la campagne), qui pourrait avoir été utilisé comme nom de personne (un sanctoral espagnol mentionne un "san Agresto", martyr, fêté le 8 juillet). Autre possibilité : les mots "agresto" et "agresta" désignent un raisin acide, et peuvent aussi, comme adjectifs, avoir le sens de "aigre, acide". |
| Angeli | Très répandu dans toute la moitié nord de l'Italie, également présent en Corse, c'est la forme plurielle d'Angelo, équivalent italien du prénom Ange. Le nom de famille Angelo est beaucoup plus rare, on le rencontre surtout à la pointe ouest de la Sicile (Trapani). Diminutifs : Angelelli, Angeletti, Angelicci, Angelici, Angelino, Angelini, Angellotti, Angelotti, Angelucci. |
| Annet | Porté en Belgique, en Normandie et çà et là dans le nord de la France, le nom peut s'interpréter de deux façons : soit un diminutif masculin du prénom Anne, soit, surtout en Belgique, un diminutif de Han (= Jean), autrement dit une variante de Hanet, Hannet. |
| Arestays | Le nom est mentionné dans la Haute-Loire au XVIIe siècle (Retournac) et s'écrit aussi Arrestay. Je n'en connais pas le sens. |
| Auville | Le nom se rencontre surtout dans l'Eure-et-Loir et les départements voisins. Il y désigne celui qui est originaire d'Hauville, nom d'une commune de l'Eure et de divers hameaux. Pour l'Eure-et-Loir, on pensera notamment à un hameau à Bailleau-le-Pin. Sens du toponyme, au moins pour l'Eure : le domaine, le village de Hals, nom de personne norrois. Variante : Hauville. À noter aussi quelques Auville dans la Creuse, avec un sens beaucoup plus incertain (le fils de celui qui s'appelle Ville ?). |
| Aynié | Surtout porté dans l'Ariège, c'est un nom de personne d'origine germanique, Aginhari (agin = lame de l'épée + hari = armée). Variante : Ainié. |
| Balseau | Porté en Belgique, devrait être un diminutif formé sur le thème Bals-, qui correspond au prénom Baudouin (source : Herbillon et Germain, voir bibliographie). Variante : Balsaux (62). |
| Basso | Très répandu en Italie du Nord (Frioul, Vénétie, Piémont notamment), un peu plus rare dans le Sud, correspond à l'italien "basso" (= bas, petit), souvent employé comme nom de personne (cf. Bassus, évêque et martyr du IIIe siècle). Forme plurielle : Bassi (Lombardie, Émilie-Romagne). Diminutifs : Basseti, Bassetti. |
| Bassoua | Les plus anciennes mentions que je connaisse situent le nom à Caraman, dans la Haute-Garonne, à partir de 1611. Il y a donné naissance au hameau des Bassouas. Mais il est probable qu'il vienne d'ailleurs. Il devrait en effet désigner celui qui est originaire de Bassoues, village du Gers. À noter que le nom de famille Bassoues est porté en Gascogne, où il est très rare. |
| Bastardie | Le nom est surtout porté dans la Corrèze. Il renvoie certainement à un lieu-dit "la Bastardie" (le domaine de celui qui s'appelle Bastard, ou encore hospice pour les enfants trouvés). Il existe un hameau appelé ainsi à Saint-Just, dans la Dordogne (hospitium de Bastardie, 1487). |
| Baudaire | Le nom est porté dans l'Ille-et-Vilaine. On le rencontre aussi dans la même région sous les formes Beaudaire, Bodaire, Boudaire, Boudère. Diminutif : Boudairon (49). Sens incertain. Il pourrait s'agir d'une variante régionale du nom de personne germanique Baudier (voir ce nom). |
| Baumard | Nom surtout porté dans le Maine-et-Loire, où il peut aussi s'écrire Beaumard, Boumard. Il s'agit d'une variante du nom de personne d'origine germanique Beaumer (Baldomar : bald = audacieux + mar = célèbre), popularisé par un saint qui aurait évangélisé le Perche au VIe siècle (un ouvrage du XIXe siècle précise que ses reliques seraient à Tulle, où on l'appelle saint Baumard). |
| Baveye | Porté en Belgique et dans le département du Nord, devrait être une variante de Bavay, désignant celui qui est originaire de Bavay, commune du département du Nord. |
| Bilbille | La forme la plus ancienne du nom est Billebille, rencontrée à Bassevelle (77). Son sens est incertain. Le dictionnaire de Dauzat faisait le lien avec le mot "bille", et y voyait le surnom d'un joueur. On envisagera plutôt une forme dérivée de Billebault (voir ce nom), un nom fréquent dans le département voisin de l'Yonne. À noter cependant une autre piste, que seule la généalogie pourrait confirmer : on rencontre en Suisse le nom Vuille-Bille, ou encore Vuille dit Bille, qui semble identique à Billebille (Vuille est une forme courte de Guillaume, Vuillaume). |
| Billebault | Le nom est porté notamment dans la Nièvre et dans l'Yonne, et plus généralement en Bourgogne. Variantes : Billebaud, Billebaut, Billebeau, Billebeaud, Billebeault, Billebot. Le rapport avec le mot "bille", proposé par Dauzat et Morlet, paraît très douteux. On devrait plutôt avoir affaire à un nom de personne germanique, soit un hypothétique *Bilibald, soit Willibald (dont l'évolution normale en français conduit à Guillebaud). |
| Birindelli | Porté en Toscane et en Corse, correspond au nom "birindello", variante régionale de "brindello" (= lambeau de vêtement ou de chair). Difficile de comprendre le sens du surnom (sobriquet pour un loqueteux, un marchand de hardes ?). À noter, même si ça n'a sans doute pas de rapport avec le nom de famille, que "b(i)rindello" désigne parfois le membre viril. |
| Boisdenas | Ou Boidenas. Le nom semble aujourd'hui éteint et était porté dans l'Ille-et-Vilaine. On a visiblement affaire à un toponyme, le bois de Denas ou Denais (voir ce nom), mais je n'en trouve aucune trace. À noter cependant le hameau ou la ferme de Boisdenise à Chavagne (35). |
| Boismorand | Surtout porté dans la Haute-Vienne, devrait désigner celui qui est originaire de Boismorand, ancien fief situé à Antigny, dans la Vienne (Boys Mourant, 1396, Boys Morant, 1404). À noter aussi que Boismorand est le nom d'une commune du Loiret. Sens du toponyme : le bois de Morand (voir ce nom). |
| Bouden | Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, c'est un nom de personne germanique sans doute formé sur la racine bod- (= messager), équivalent de Boudin. Avec -s filiatif : Boudens. Diminutifs : Boudenot, Boudenoot. |
| Bouquay | Rare et porté dans l'Ille-et-Vilaine (variante ancienne : Bouquais), paraît être une variante graphique de Bouquet (voir ce nom). |
| Bousser | Porté dans la Moselle, le nom y est aussi écrit Boussert, et doit être rapproché de formes telles que Busser, Bussert (Alsace). Toutes ces variations sont attestée dans diverses généalogies. On considère généralement qu'on a affaire à une variante du nom de personne germanique Burkhard. À envisager aussi, si les formes d'origine sont de type -er et non -ert (ce qui est bien difficile à savoir), un surnom pour un joueur de quilles (moyen haut-allemand "bozen" = frapper les quilles), à rapprocher de Bosser, Bossler, Bussler. |
| Boutisseau | Le nom est surtout porté dans l'Eure-et-Loir. Il pourrait s'agir d'un dérivé du moyen français "boutis" (= choc, heurt). |
| Brastenhofer | Le nom est surtout porté dans la Moselle, où il est présent depuis le début du XVIIIe siècle. Variante : Brastenhoffer. Forme ancienne : Brasthofer. Son premier porteur connu était né en Autriche. Il semble renvoyer à une localité (Brasthof, Brastenhof), mais je n'en trouve aucune qui corresponde. Tout ce qu'on peut dire, c'est que "Hof" signifie "cour, ferme, domaine". |
| Brecqueville | Nom porté dans la Somme et les départements voisins (62, 76). Variantes : Brecville, Bréqueville. Il renvoie certainement à un toponyme, mais je n'en trouve aucun qui corresponde, sinon peut-être en Basse-Normandie, où trois communes s'appellent Bricqueville (14, 50). Le passage de i à e est en effet possible. Ainsi, la commune du Calvados est appelée Bréqueville en 1503. Le toponyme est formé soit sur le norrois "brekka" (= colline), soit sur un nom de personne germanique (E. Nègre propose Berico). |
| Cabault | Porté en Poitou-Charentes, le nom y est plus fréquent aujourd'hui sous la forme Cabaud, également présente en Savoie et dans le Jura. Tout comme Cabot, il devrait désigner celui qui a une grosse tête, ou encore une personne têtue. Avec le même sens : Cabaut (03, 66) et sans doute Cabau, Cabaup (09). |
| Cassel | Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme, le nom y désigne dans la plupart des cas celui qui est originaire de Cassel, commune du département du Nord. Avec le même sens : Casselman. Le toponyme a le sens de château, fortification (latin "castellum"). En Alsace, où le nom est également représenté, il s'agit d'une variante de Kassel (avec le même sens de "château"). |
| Cassi | Le nom est porté à la fois en Italie et en pays catalan. En Italie (Émilie), il semble s'agir du pluriel du nom de personne Cassio (latin Cassius). En Catalogne, le sens est beaucoup plus incertain : peut-être un lieu où pousse le chêne (à rapprocher de noms tels que Ducasse, Ducassin). |
| Chachouin | Aujourd'hui apparemment disparu, le nom a toujours été rare et était porté dans les Yvelines. Le mot "chachouin" est une variante de "chafouin", attestée notamment dans le Centre. Quant à "chafouin", le terme a d'abord désigné le putois (XVIe siècle), puis un personnage sournois. |
| Chaleyat | Très rare, le nom semble provenir de l'Ardèche et devrait être une variante de Chaléat, beaucoup plus fréquent dans ce département. Il s'agit d'un toponyme, plusieurs hameaux ardéchois s'appelant Chaléat : à Éclassan, à Boffres, à Saint-Julien-Labrousse et à Vanosc. La variation Chaleyat/Chaléat est attestée à Annonay au XVIIIe siècle. Le toponyme pourrait évoquer la fougère ("chalaia" en Vivarais). |
| Chandezon | Surtout porté dans le Puy-de-Dôme, devrait désigner celui qui est originaire de Chandèze, hameau à Besse-et-Saint-Anastaise (63). Il existe aussi un lieu-dit du même nom à Cheylade (15). Le sens du toponyme m'est inconnu, on le rencontre aussi sous la forme Candèze dans le Tarn (nom de trois hameaux). À noter que Chandèze est également un nom de famille en Auvergne. |
| Chantelly | Le nom est porté en Martinique. Je n'en connais pas le sens. |
| Chassery | Surtout porté dans l'Allier (variante : Chasserie), devrait désigner celui qui est originaire d'un lieu-dit "la Chasserie", toponyme évoquant un lieu destiné à la chasse. À noter le hameau de la Chasserie à Braize (03), qui pourrait être à l'origine du nom de famille. |
| Coesens | Porté en Belgique et dans le nord de la France, c'est une forme flamandisée de Cousin (voir ce nom), avec un -s final marquant le génitif. Formes similaires : Coessens, Coessin. |
| Cognon | Surtout porté dans l'Aube, devrait correspondre à l'ancien français "coignon" (= petit coin), surnom probable de bûcheron. Variante : Coignon. |
| Cordani | Nom italien porté en Émilie (Piacenza), présent à Gênes sous la forme Cordano. Sens incertain. On peut penser à un dérivé de "corda" (= corde), surnom possible pour un fabricant ou un marchand de cordes ("cordanè" en génois). À envisager secondairement un dérivé du nom de personne latin Cord(i)us. |
| Coupigny | On rencontre le nom dans le Pas-de-Calais et en Normandie. Il désigne celui qui est originaire d'une localité ainsi appelée. On pensera notamment aux communes de Landelles-et-Coupigny (14) et de Hersin-Coupigny (62), mais c'est aussi le nom d'une vingtaine de hameaux, pour la plupart en Normandie. Sens possible du toponyme : le domaine de Cupiennius ou Corpennius, nom de personnes latins (suivis du suffixe -acum). |
| Coyco | Nom rare porté dans la Gironde, où il est attesté depuis le milieu du XVIIIe siècle. Peut-être une variante de Coicau (voir Coicaud pour le sens). |
| Croisard | Surtout porté dans la Charente, le nom était très présent autrefois aussi dans la Sarthe et le Maine-et-Loire. C'est un probable dérivé du mot "croix", de sens incertain (un croisé, un carrefour ?). |
| Crueize | Porté dans la Lozère, désigne celui qui est originaire de (la) Crueize, nom d'un hameau à Saint-Sauveur-de-Peyre (48), également nom d'un cours d'eau (affluent de la Colagne, elle-même affluent du Lot). Variante : Crueise. |
| Cuizinaud | Rare, le nom est un peu plus fréquent sous la forme Cuisinaud, surtout portée dans la Creuse (variante : Cuisinot). On peut certes penser à un cuisinier, mais il est possible qu'on ait plutôt affaire à un diminutif de "cousin", à rapprocher de formes telles que Cousinot ou Cousinaud, Couzineau. |
| Dautrey | Porté dans l'Est, désigne celui qui est originaire d'Autrey, nom de trois communes de la Haute-Saône et de deux communes lorraines (54, 88). Sens probable du toponyme : le domaine d'Alterus (Autier), nom de personne germanique (Aldhari) + suffixe -acum. |
| Deberdt | Le nom est porté en Belgique et dans le département du Nord. C'est une variante de Debert (voir ce nom). |
| Decourt | Le nom est aujourd'hui surtout porté dans la Vienne et en Rhône-Alpes (38, 69), mais on en trouve des mentions anciennes dans bien d'autres régions. Il désigne celui qui est originaire d'un lieu appelé Cour, Cours ou Court, toponyme très répandu avec au départ le sens de cour, ferme, puis domaine rural, village. Avec le même sens : Decour, Decourd (Rhône-Alpes), Decours (76, 86). |
| Dementhon | Porté en Rhône-Alpes, désigne le plus souvent celui qui est originaire de Menthon (Menthon-Saint-Bernard), commune de Haute-Savoie. À noter aussi le Menthon, rivière de l'Ain, qu'on retrouve dans le nom de la commune de Saint-Genis-sur-Menthon (01). Le sens du toponyme demeure obscur. On évoque souvent une origine celtique (*ment = rocher), d'autres préférant le nom de personne latin Mento. |
| Dolympe | Curieux nom rencontré dans le Gard et l'Ardèche. Il semble désigner celui qui est originaire d'Olympie, hameau et moulin à Saint-Paul-la-Coste (30), le lieu étant déjà mentionné au début du XIVe siècle (Olympiae, 1308). |
| Dory | On rencontre le nom à la fois dans la Moselle et dans la région parisienne. Dans les deux cas, il semble renvoyer à un nom de localité. Pour la Moselle, où le nom s'est aussi écrit Daury, on pensera à Aoury, hameau à Villers-Stoncourt (souvent écrit autrefois Aury). En Île-de-France, il devrait s'agir de la commune d'Orry-la-Ville, dans l'Oise. |
| Dubail | Le nom est assez fréquent en Franche-Comté. Il désigne celui qui habite un lieu-dit "le Bail" ou en est originaire. Le toponyme a le sens d'enceinte fortifiée, fortification extérieure d'une place-forte. |
| Duchmann | Porté en Alsace, paraît être une variante alsacienne de Tuchmann, nom désignant un drapier (dérivé de "Tuch" = drap). |
| Ducourtioux | Le nom est porté en Limousin (23, 87). Formes similaires : Ducourthieux, Ducourtieux. Il désigne celui qui habite un lieu-dit "le Courtieu(x), le Courtiou(x) ou en est originaire. Sens du toponyme : jardin clos, cour de ferme. |
| Eguerre | Nom rare que toutes les mentions anciennes situent en Lorraine (88, 54). Il semble s'agir d'une francisation du nom allemand ou alsacien Egger (ou Eger), avec deux sens possibles : soit, comme Eggert, une variante du nom de personne germanique Eckert (voir ce nom). Soit un dérivé de l'allemand "Egge" (= herse), surnom de laboureur. À noter éventuellement une troisième hypothèse : celui qui est originaire d'Eggen, nom de diverses localités en Bavière et en Autriche. |
| Faller | Porté en Alsace et en Allemagne, désigne le plus souvent celui qui est originaire d'un lieu-dit Fall, avec le sens de chute d'eau, cascade. À noter cependant que le dictionnaire de M.-T. Morlet y voit une variante de Feller (= pelletier), tandis que le dictionnaire Duden précise que dans certains cas il peut s'agir d'une variante de Falter, nom qui a pu désigner celui qui avait la charge d'une barrière à l'entrée du village, ou qui habitait près de cette barrière (moyen haut-allemand "valter"). |
| Falleur | Porté dans le nord de la France et en Belgique, c'est une francisation du nom allemand Faller (voir ce nom), porté par une famille de maîtres verriers venue s'installer en Wallonie au XVIIe siècle : Pierre Falleur, né à Jumet en 1653, était le fils de Martin Faller, né à Forbach et dont la famille venait de Bonndorf. |
| Fezzoli | Ce nom italien rare, originaire de Lombardie, est porté en France dans l'Ain. Il semble que ce soit une aphérèse de Maffezzoli, nom rencontré également en Lombardie, diminutif de Maffei (voir Maffi pour le sens). |
| Flick | Allemand ou alsacien, le nom paraît lié au verbe "flicken" (= raccommoder) et pourrait désigner un savetier (allemand moderne "Flickschuster") ou tout autre métier lié au raccommodage. Le dictionnaire Duden (voir bibliographie) propose cependant une seconde possibilité : le moyen haut-allemand "vlücke", correspondant à l'actuel "flügge" (= en état de voler, pour un oiseau), surnom possible pour un homme vif, éveillé. J'en ajouterais bien une troisième, avec l'argot allemand "Flick" (= garçon), dont la première mention connue remonte à 1510. Par contre, le nom Flicker désigne bien un ravaudeur ou un savetier. |
| Fode | Le nom est surtout porté dans la Moselle, où on trouve les variantes Fodé, Fodez, Faude, Faudé, Faudez. Sens obscur, peut-être lié à un toponyme : il existe une montagne et un hameau appelés "le Faudé" à Lapoutroie, dans le Haut-Rhin. À noter aussi qu'en ancien picard le mot "faude" a désigné un poste d'observation, et que dans certaines régions comme l'Argonne il désigne une aire ou une fosse où on fait le charbon de bois (source : Pégorier, voir bibliographie). |
| Galoux | Porté dans la Creuse et parfois écrit Galloux, le nom peut s'expliquer de diverses façons. Le mot "galoux" est attesté en Berry comme synonyme de "galeux". Mais on peut aussi avoir affaire à un nom de personne : soit un diminutif de Gal (voir ce nom), soit le nom de personne germanique Galawulf (galan = chanter + wulf = loup). |
| Ganteil | Le nom est surtout porté dans la Charente, tout comme sa variante Ganteille. Sens incertain. Peut-être le nom de personne germanique Gandilo (voir Gandy). |
| Gardais | Le nom est porté dans le Poitou et le Maine-et-Loire, et plus généralement dans l'Ouest. Il semble s'agir d'un toponyme. À noter par exemple le village de Gardais, dans l'Eure-et-Loir, commune de Thiron-Gardais (Gardiensis parrochia, 1113), ou encore le hameau de la Gardais à Saint-Ouen-la-Rouerie (35). Sens probable : poste de garde, petite forteresse. |
| Garmy | Nom porté depuis plusieurs siècles en Auvergne, à Thiers et dans sa région. Il pourrait renvoyer à Garmin, nom d'un ancien fief dans l'Allier dont il ne reste apparemment aucune trace (il se serait situé à proximité de Sorbier). Un nommé Pierre Alligier était "sieur de Garmin" au XVIIe siècle. Autre possibilité, proposée par P.-H. Billy (voir bibliographie) : un nom de personne d'origine germanique, Warminus. |
| Gattuso | Nom italien porté en Sicile et dans le sud de la Calabre. Il ne semble pas correspondre à l'italien "gatto" (= chat), mais plutôt au terme sicilien d'origine arabe "catusu", qui désigne un conduit d'eau, un canal. |
| Geiger | Nom désignant en allemand un joueur de viole ou de violon ("Geiger", dérivé de "Geige"). Forme francisée : Geiguer. |
| Germani | Nom italien assez répandu dans le Lazio et en Lombardie, ainsi qu'en Corse. On trouve l'équivalent Germano en Piémont et en Ligurie, ainsi que dans le Sud. C'est l'équivalent du français Germain (voir ce nom). Diminutifs : Germanetti, Germanetto (Piémont). |
| Golse | Le nom est porté dans le Tarn-et-Garonne et les départements voisins (81, 47). C'est un toponyme, nom de plusieurs hameaux dans cette région. Reste à en comprendre le sens. En occitan, le mot "golça" désigne une gousse d'ail. Mais il est possible qu'on ait affaire ici à une variante régionale de Gorce (voir ce nom). |
| Gourlain | Le nom est porté dans la Somme, l'Aisne et les départements voisins (62, 76). Variantes : Gorlain, Gorlin. Sens incertain. Peut-être un lien avec le mot "gorlier" (ou "gourlier"), qui désigne dans cette région un bourrelier. À noter que le nom de famille Gorlin est aussi porté en Italie (Vénétie), tandis que la forme Gorlini est présente en Lombardie. Je n'en connais pas le sens. |
| Grabner | Rare en France, le nom est porté dans la Moselle. Variante : Graebner. Il peut désigner celui qui est originaire d'une des diverses localités appelées Graben (Allemagne et pays voisins). À envisager aussi, comme pour Graber, un lien avec le mot "Graben" (= fossé) ou le verbe "graben" (= creuser, mais aussi graver). |
| Gromaire | Porté dans les Ardennes et plus généralement dans l'Est, c'est une variante de Grosmaire (70, 52, 88), surnom formé avec "gros" et Maire (voir ce nom), ce genre de formation étant fréquent en Franche-Comté et en Lorraine. À envisager secondairement une variante graphique de Gromer, qui serait selon M.-T. Morlet un nom de personne d'origine germanique, Gronmar. |
| Guichelet | Porté autrefois dans la Meuse et la Meurthe-et-Moselle, devrait être un diminutif de noms de personnes tels que Guy ou Guichard. |
| Guignabert | Surtout porté dans la Haute-Loire, c'est un nom de personne d'origine germanique, Winebertus, formé sur les racines win = ami et berht = brillant, illustre. Avec le même sens : Guignebert (41), Guinabert (24), Guinebert (28, 41, 70, 67). Diminutifs : Guinberteau, Guineberteau (49). Dérivés liés à un toponyme (la Guinebertière) : Guinebertier, Guinebertière, Guinebretière, Guinbretière (49). |
| Halté | Nom de famille porté dans la Moselle et plus généralement en Lorraine. Sens obscur. En lui supposant une origine allemande, il pourrait correspondre à "Halde" (= pente, coteau). |
| Hortemel | Porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Horthemel), le nom s'est aussi écrit Hurtemel, Hurthemel. Son sens n'est pas clair. On y trouve certainement le verbe "heurter", reste à expliquer le second élément. Il peut s'agir du miel, ou encore de l'ancien français "mele" (= joue). Mais mieux vaut rester prudent. |
| Jarque | Nom espagnol désignant celui qui est originaire de Jarque, nom de deux communes aragonaises, l'une dans la province de Saragosse, l'autre dans celle de Teruel (Jarque de la Val). Le toponyme (Exarc en aragonais) pourrait correspondre à l'arabe "sharq", qui désigne l'est. |
| Junquet | Variante gasconne de Jonquet (lieu où poussent les joncs). Avec le même sens et d'autres suffixes : Junqua, Junquas, Junquil. |
| Kroenig | Difficile de ce prononcer sur ce nom rencontré en Alsace ou en Allemagne (variante : Krönig). On peut évidemment en faire un dérivé de "Krone" (= couronne), ou encore du moyen bas-allemand "krôn" (ou "krân" = grue, oiseau). Mais le nom apparaît parfois comme variante de Groenig, Groening (ou Grönig, Gröning). Dans ce cas, on aurait affaire soit à un toponyme (celui qui est originaire de localités appelées Gröningen, voire Grüningen), soit encore à un surnom lié à un autre oiseau, le bruant (moyen bas-allemand "gronink"). |
| Latroche | Aujourd'hui très rare, c'est un nom que la plupart des mentions anciennes situent soit en Bourgogne, soit dans les Côtes-d'Armor. Il désigne celui qui est originaire de la Troche, nom de nombreux hameaux, en particulier dans la Manche et en Saône-et-Loire. Le toponyme désigne au départ un faisceau, un paquet d'herbes ou de sarments. Il a pris aussi, notamment en Normandie, le sens de bouquet d'arbres, bosquet. |
| Leboube | Porté en Alsace-Lorraine, le nom désigne un garçon ("boube", à rapprocher de l'allemand "Bube"), éventuellement avec le sens de valet, ou encore jeune pâtre. |
| Leccese | Nom italien porté notamment dans les Pouilles, et désignant celui qui est originaire de Lecce, ville de la même région. Avec le même sens : Lecce, Leccesi. |
| Lehaire | Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, pourrait correspondre à l'ancien français "haire" (= pauvre, malheureux), mais on pensera plutôt au picard "hair" (= vigoureux). Variante : Lehair. |
| Lesgoirres | Nom surtout porté dans les Landes. Variantes : Lesgoires, Lesgouarres (forme ancienne : Lasgouarres). On le rencontre aussi au singulier sous les formes Lagoarre, Lagouarre (64). Apparemment, on a affaire à l'occitan "goira" (= buse, milan et autres rapaces), sans doute utilisé comme toponyme (cf. le lieu-dit Gouare à Trensacq, 40, ou encore les hameaux de Lagouarre à Haut-de-Bosdarros et à Louvie-Juzon, 64). |
| Letréguilly | Le nom est porté dans la Manche. Variantes : Tréguilly, Le Tréguilly. Sens incertain. Il pourrait s'agir d'un toponyme breton : un hameau s'appelle Tréguily à Messac, dans le sud de l'Ille-et-Vilaine. |
| Lioen | Rare et porté dans le département du Nord (variante : Lioène), le nom est plus fréquent sous la forme Lyoen (également présente en Belgique), variante de Lion, qui dans cette région correspond le plus souvent au prénom Léon (une métaphore ou nom d'enseigne correspondant à l'animal est cependant possible dans certains cas). |
| Liovingut | Rare et porté dans le Puy-de-Dôme (variante ancienne : Liovengut), devrait désigner celui qui est originaire de Liovingut, hameau à Égliseneuve-près-Billom (63), à condition toutefois que le nom de famille soit postérieur au toponyme. Ce dernier est écrit Leovengut sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle), mais le nom de famille apparaît déjà en 1357 à Bongheat, où il est écrit Leuvengut (source : dictionnaire historique des noms de famille du Puy-de-Dôme). Le sens est de toute façon très incertain. |
| Macheton | Nom rare porté dans le Maine-et-Loire et le Poitou. Sens incertain : l'ancien français connaît les mots "machet" (sorte de petit oiseau) et "machette" (chouette). À envisager aussi une variante de Masseton, probable hypocoristique de Thomas (diminutif de Masset). |
| Malmasson | Porté en Lorraine et dans l'Aube, devrait désigner le mauvais Masson, Masson étant ici un hypocoristique de Thomas. |
| Marchesan | Nom italien surtout porté dans le Frioul. On peut y voir l'équivalent de "marchigiano" (= originaire des Marches), solution proposée par De Felice et qui paraît logique, ou encore un dérivé de "marchese" (= marquis). À noter cependant que Mario Bonifacio (Cognomi triestini) signale une mention médiévale "Marchisano vel Marco", laissant penser qu'on a plutôt affaire à un dérivé de Marco (= Marc). On trouve aussi en Italie les formes Marchesano (Campanie) et Marchesani (Pouilles). |
| Marzel | Parfois présent en Moselle, le nom y est, comme sa variante Marzell, une forme allemande de Marcel. Mais il y a eu aussi des Marzel en Bretagne, avec un sens certainement différent : peut-être celui qui habite à la frontière, à la limite (sens du breton "marz"), ou encore une variante masculinisée de Marzelle (voir ce nom). |
| Marzelle | Fréquent dans l'Ouest, c'est un toponyme assez répandu (nom de nombreux hameaux), équivalent du mot "margelle". Il peut désigner par métonymie un puits, mais le mot a eu aussi au Moyen Âge celui de "bord", en particulier une rive de cours d'eau. Dérivés : Marzeleau, Marzelleau, Marzelier, Marzelière, Marzellier, Marzellière. |
| Menthon | Porté en Haute-Savoie, désigne celui qui est originaire de Menthon, commune du même département (voir Dementhon pour plus de détails). Diminutif : Menthonnex, nom de deux autres communes de Haute-Savoie (Menthonnex-en-Bornes et Menthonnex-sous-Clermont). |
| Montech | Porté notamment dans l'Aude, désigne sans doute celui qui est originaire de Montech, commune du Tarn-et-Garonne. Le sens du toponyme est obscur. |
| Moritel | Nom porté dans la Loire, où il s'écrit aussi Moristel. Il semble désigner celui qui est originaire du Moristel, hameau à Saint-Vert, dans la Haute-Loire (locus de Moristel, 1499). |
| Nénert | Le nom est porté dans la Haute-Vienne, où il est présent depuis plusieurs siècles. Variantes : Néner, Nénerd. Je n'en connais pas le sens. |
| Osorio | Porté en Espagne, c'est un nom de personne (prénom) très ancien, sans doute préroman, de sens obscur. Variante : Osoro. |
| Oulerich | Porté dans la Moselle (Ham-sous-Varsberg depuis plusieurs siècles), devrait être une francisation d'Ulrich (voir ce nom). Variante rare : Oulrich. |
| Peinoit | Porté notamment dans la Meuse, c'est une variante de Peignois, nom surtout rencontré en Belgique (province de Luxembourg) et désignant peut-être celui qui peigne la laine ou le chanvre. |
| Pfahl | En principe, ce nom allemand devrait correspondre au mot "Pfahl", qui désigne un piquet, un pieu, un échalas (surnom lié à un métier ou métaphore pour un homme grand et maigre). Cependant, dans plusieurs généalogies, il apparaît comme variante de Fahl. Dans ce cas, il s'agit d'un surnom lié à la couleur des cheveux ou du visage ("fahl" = fauve, pâle, livide). |
| Pizon | Nom rencontré dans le Cher et l'Allier, également présent en Poitou et en Vendée, ainsi que dans l'Ardèche. Il semble correspondre à l'ancien français "pise" et à l'occitan "pisa", désignant soit un mortier, soit le plus souvent une auge en pierre pour abreuver les bêtes (le sens de cuvier pour la lessive est également possible). Le mot "pison" est attesté en occitan avec le sens de petite auge pour faire boire les volailles, ou encore de pierre creusée en conque. À noter qu'un hameau s'appelle le Pizon à Lagorce (07). Variante : Pison. |
| Plessard | Le nom est surtout porté dans le Centre. C'est un dérivé de "plaix", terme désignant une haie faite de branches entrelacées, également à l'origine du mot "plessis". La variante Plaissard, très rare, est présente dans le Cher. |
| Ponée | Assez rare, le nom se rencontre à la fois dans la Côte-d'Or et dans la Manche. Il paraît correspondre à l'ancien français "posnee" (ou "ponee, podnee"), avec deux sens possibles : orgueil, arrogance, mais aussi tapage, tumulte. À noter cependant qu'en Basse-Normandie le mot peut aussi désigner la ponte ("poner" = pondre), mais on ne comprend pas trop quel serait alors le sens du surnom. |
| Poquerusse | Ou Poquérusse. Nom porté dans l'Aisne. Variantes : Poquerus, Pocquerus, Pocquerusse (tous avec ou sans accent). Sens obscur. Dans cette région, le verbe "poquer" a signifié "frapper", ce qui ne nous avance pas forcément. À noter, même si n'a peut-être aucun lien, l'existence d'une combe et d'une carrière appelées Piquerusse en Charente-Maritime (Gourvillette). |
| Portmann | Assez courant dans le Haut-Rhin et plus généralement en Alsace-Lorraine, le nom a pu désigner celui qui habitait à la porte de la ville ou qui en avait la garde (moyen bas-allemand "porte" + "mann"). C'est également ce sens qu'il faut retenir pour le nom Port, lorsqu'il est porté en Moselle. |
| Poulhiès | Porté dans le Tarn et les départements voisins, le nom s'écrit aussi Pouilhès, Pouillès. Peut-être un dérivé de l'occitan "pol" (= coq, poulet), ou encore, selon F. Mistral, un homme querelleur ou injurieux (en français celui qui chante pouilles). À noter cependant que la finale -ès, dans cette région, est souvent liée à un toponyme. Peut-être le hameau du Pouil à La Louvière-Lauragais (11), ou encore la commune de Poilhes, dans l'Hérault. Signalons enfin que Poulhès est le nom d'un hameau à Raulhac (15). |
| Prestenbach | Nom porté dans le Bas-Rhin. Il renvoie visiblement à un toponyme (Bach = ruisseau, cours d'eau), mais je n'en trouve aucun qui corresponde, ni en France, ni en Allemagne. Il est probable que le nom de famille Brestenbach en soit une variante (mais là encore, aucun lieu ne porte ce nom). |
| Quenson | Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c'est une forme contractée de Quennesson (voir ce nom). |
| Rebelo | Le nom est fréquent au Portugal, où il s'écrit aussi Rabelo. Il semble s'agir d'un toponyme, nom de localités dans les provinces de Leiria et de Viana do Castelo. À noter cependant que le "rabelo", parfois appelé aussi "rebelo", est une embarcation typique du fleuve Douro, utilisée autrefois pour le transport du vin. |
| Reiffsteck | Nom porté dans le Bas-Rhin, également écrit Reifsteck. Composé de "Reif" (= cercle) et de "Stecken" (= baguette), il a le sens de "cercle de tonneau" (synonyme de "Reifstab" et "Reifstange", selon le dictionnaire des frères Grimm). Il devrait donc correspondre au métier de cerclier. |
| Retrou | Le nom est porté dans la région parisienne depuis plusieurs siècles (Colombes notamment). On trouve l'équivalent en Normandie sous la forme Rotrou. Il s'agit d'un nom de personne d'origine germanique, Rotrocus (sans doute hrod = gloire + hrok = corneille), popularisé par une dynastie de comtes du Perche. Le nom entre en composition dans celui de la ville de Nogent-le-Rotrou (pour laquelle la graphie Rotroudi, mentionnée en 1238, est certainement fautive). |
| Revier | Aujourd'hui porté dans la Nièvre, le nom paraît originaire de la région Rhône-Alpes (38, 74, 69). Il semble que ce soit une variante soit de Ravier, soit plutôt de Rivier (voir ces noms). |
| Rivier | On rencontre ce nom dans deux régions : d'une part la Bretagne (Finistère), de l'autre la région Rhône-Alpes et la Haute-Loire. En Bretagne, il correspond sans doute au mot "rivier" (= rivière, emprunt au français). Dans la région lyonnaise, où de nombreux hameaux s'appellent "le Rivier", le sens est plus ou moins le même (probablement lieu situé au bord d'une rivière, éventuellement petite rivière). |
| Rogez | Variante de Roger (voir ce nom) surtout portée dans le Nord-Pas-de-Calais, également présente dans quelques départements de l'Est. |
| Rosin | Le nom peut avoir deux sens en ancien français : soit un équivalent de "rose" (couleur), soit un lieu où poussent les roseaux. Mais c'est en Alsace-Moselle (et en Allemagne) qu'il est le plus répandu. Il paraît s'agir d'un toponyme (Rosien en Basse-Saxe, Rosin en Pologne). À envisager secondairement l'allemand "Rosine" (= raisin sec), surnom de marchand. |
| Roupillard | Assez rare, le nom est porté dans le Centre (18, 36, 41). Variante : Rouppillard. Forme ancienne : Ropillard. Sens incertain. Peut-être celui qui a la goutte au nez (ancien français "ropie, roupie"). S'il s'agit d'un surnom post-médiéval, on peut aussi envisager le mot "roupille" (sorte de manteau ample utilisé pour dormir), et même le verbe "roupiller" (fin du XVIe siècle), qui a d'abord eu le sens de "sommeiller". Autre possibilité, peut-être la meilleure : une variante de Robillard, dérivé de Robert. |
| Rouzoul | Le nom est porté dans l'Ariège, où il est attesté à Saurat depuis plusieurs siècles. Variante : Rouzouil. Il devrait s'agir d'une forme régionale du nom de personne germanique Rodulfus (hrod = gloire + wulf = loup). |
| Sinigaglia | Surtout porté en Vénétie, ce nom italien désigne celui qui est originaire de Senigallia, ville de la province d'Ancône, dans les Marches (également appelée Sinigaglia). |
| Soulat | Assez courant dans le Cher, la Haute-Vienne et la Charente, pourrait être un toponyme avec le sens de lieu ou versant ensoleillé (à rapprocher de Soulas). À noter le hameau de Soulat à Jouillat (23). |
| Sourdais | Nom porté dans l'Indre-et-Loire, où il est attesté depuis la première moitié du XVIIe siècle à Cravant-les-Côteaux. Il paraît désigner celui qui est originaire de Sourday, hameau à Saint-Épain, dans le même département. Comme beaucoup de lieux commençant par Sourd-, le toponyme pourrait être lié à la présence d'une source jaillissante. |
| Staebler | Ou Stäbler, Stebler. Surtout porté dans le Bas-Rhin, c'est un probable dérivé de "Stab" (= bâton, baguette, crosse), avec un sens qui reste à préciser (peut-être un officier public). |
| Strauven | Nom porté en Belgique, où il s'écrit aussi Strauwen, Strouven. Selon Debrabandere, repris par Herbillon et Germain, ce sont des variantes limbourgeoises de Struyven, surnom pour celui qui a les cheveux hirsutes (du verbe "struven" en moyen néerlandais, cf. aussi le nom de famille allemand Straub). |
| Tauveron | Porté dans l'Allier et le Puy-de-Dôme (variantes : Tauvron, Thauveron, Thauvron), devrait être un toponyme avec le sens de terre en friche (occitan "talveron"), sens qu'on retrouve en Berry dans les mots "tauve, tauvre". |
| Thaëron | Porté dans le Finistère, le nom est un dérivé du breton "taer" (= véhément, violent, coléreux). Variantes : Taëron, Daëron, Le Daëron, Le Dahéron, Le Taëron. |
| Toulet | C'est dans les Pyrénées-Atlantiques que le nom est le plus répandu. C'est sans doute un diminutif d'Arnautou (même département), lui-même diminutif d'Arnaut (voir Arnaud). À envisager secondairement un diminutif de noms tels que Bart(h)ou, Berthoux, qui devrait expliquer les Thoulet bourguignons (58, 89). |
| Trigoulet | Le nom est porté dans la Dordogne. Selon F. Mistral, c'est une variante de l'occitan "tridolet", pour lequel il donne les sens suivants : soit "train-train, tic", soit "freluquet". À noter que le verbe "tridolar" signifie pour sa part "grelotter, frissonner" et que "tridol" a le sens de "frisson". |
| Trongier | Rare et porté dans l'Allier, où il s'écrit aussi Tronger, le nom semble désigner celui qui est originaire de Tronget, commune du même département. Le toponyme (Trongiaco au Xe siècle) pourrait avoir un sens identique aux nombreux Tronchet rencontrés ailleurs en France (bois défriché par abattage des arbres). |
| Trouslard | Porté dans la Meuse, c'est une forme contractée de Trousselard, qui devrait être un dérivé du mot "trousseau", terme ayant au Moyen Âge le sens de "paquet, ballot". Peut-être le surnom d'un portefaix. |
| Urrusty | Ou Urrusti. Nom basque désignant un bois de coudriers, de noisetiers ("urritz"). Avec un autre suffixe : Urrustoy, Urrustoi. |
| Varillon | Le nom semble originaire de la Haute-Loire, où il s'est aussi écrit Varilhon. C'est un diminutif de nom tels que Varilhes, Varille, Varilles, qui eux-mêmes sont des variantes de Vareille(s), avec le sens de petite vallée. |
| Varoqui | Porté dans la Moselle (Ottange depuis le début du XVIIe siècle), le nom s'y est aussi écrit Waroqui et semble venir de Belgique. Son sens est à rapprocher de Warocquier (voir ce nom). |
| Vidière | Rare, le nom est porté dans l'Eure-et-Loir (Villemeux-sur-Eure au moins depuis le début du XVIIe siècle). Il devrait s'agir d'un toponyme. Deux hameaux de l'Orne s'appellent la Vidière, l'un à Lignères, l'autre à Saint-André-de-Briouze. Je n'en connais pas le sens. |
| Zermani | Variante de l'italien Germani (voir ce nom) portée en Émilie (provinces de Piacenza et Parme). On trouve en Vénétie l'équivalent Zerman, qui peut aussi renvoyer au village de Zerman. À noter qu'il y a aussi des Zermani en Afrique du Nord, mais le sens du nom m'est inconnu. |
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