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Noms commençant par C

Cabaillès-Candavoine
Candel-Cart
Carta-Cavanna
Cavarelli-Chamboissier
Chambolle-Chasles
Chaslon-Chiappini
Chiaradia-Clavreul
Cléach-Collomb
Collonge-Corbière
Corbillé-Coulombe
Coulombel-Cretier
Cretin-Czura

  

Cavarelli    Le nom est porté dans le Doubs. Il peut venir de Suisse ou d'Italie, mais il est aujourd'hui quasiment inconnu dans ces deux pays (une seule mention en Calabre). Sens incertain, même si un rapport avec cava (cavité) semble probable.
Cavaro    Porté dans la Loire-Atlantique, c'est un nom breton dans lequel on reconnaît le suffixe diminutif -o. Il paraît correspondre à un ancien nom de personne formé sur la racine "cat" (= combat). Albert Deshayes (voir bibliographie) propose un éventuel *Catmarch ("march" = cheval).
Cavat    Nom rare, porté notamment dans le Pas-de-Calais et l'Isère. La variante Cavaz se rencontre également dans l'Isère. Il s'agit d'un toponyme désignant un endroit creux, un fossé. Porté en Lorraine, le nom voisin Cavatz devrait avoir une autre origine (Europe de l'Est ?).
Cavayé    Nom présent dans l'Aude et dans les Pyrénées. C'est une variante de Cavaller, Cavaillé (voir ce nom).
Cavelier    Variante normande de Cavalier (voir Cavaillé). A noter cependant que les dictionnaires de Dauzat et M.T. Morlet en font un nom de métier, celui de cabaretier, ce qui me semble très improbable.
Cavelius    Porté en Lorraine (57, 55), ce nom est une forme latinisée, phénomène fréquent dans cette région, mais je ne saurais dire quel est le nom victime de cette latinisation. Peut-être un généalogiste trouvera-t-il la réponse ?
Caverivière    Nom surtout porté dans l'Aude. On trouve dans les Pyrénées-Orientales les variantes Cabaribère et Caveribère à Claira. Désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit Caveribère ou Caverivière, certainement situé dans l'Aude, mais que je n'ai pas encore réussi à localiser (peut-être vers Missègre, où le nom de famille se rencontre au XVIIe siècle). Sens du toponyme : la rivière encaissée (cava = creux).
Caverne    Le nom est surtout porté dans le Nord, où il pourrait être une métathèse de Cavrenne, désignant celui qui est originaire de Cavraine, en Belgique (commune de Furfooz, province de Namur). On peut évidemment penser aussi à une caverne. La forme plurielle Cavernes se rencontre pour sa part surtout en Gironde. Elle désigne celui qui est originaire de Cavernes, nom d'un hameau à Belin-Béliet (33) et de divers autres lieux-dits.
Caverzan    Nom italien assez rare porté en Vénétie. Je n'en connais pas vraiment le sens, mais il devrait désigner celui qui est originaire d'une localité appelée Caverza ou Caversa, dont je ne trouve aucune trace.
Cavey    Surtout porté dans la Manche, désigne sans doute celui qui est originaire du hameau du Cavey, à Beaucoudray (50). A noter cependant un hameau du même nom à Colleville-sur-Mer (14). Le tpoponyme apparaît comme une variante de Cavet (= petite grotte, anfractuosité, petit fossé), porté pour sa part comme nom de famille en Savoie et en Saône-et-Loire. Forme voisine : Cavoy (58).
Caviglia    Surtout porté en Ligurie et dans les Alpes-Maritimes, également présent dans l'ouest de la Sicile, c'est un nom de sens incertain, tant les sens du mot "caviglia" sont nombreux. Il signifie d'abord "cheville", avec les mêmes sens qu'en français. C'est aussi un terme de marine équivalent du français "cabillot" (cheville d'amarrage) ou encore poignée du gouvernail. Autre sens : outil pour tordre les fils de soie. À noter enfin qu'en corse le mot "caviglia" désigne une dentelle grossière, selon un lexique trouvé sur internet. Difficile de faire un choix.
Cavret    Le nom est porté en Bretagne (35, 22) ainsi que dans le Nord. Il devrait s'agir d'un toponyme avec le sens de petite grotte, anfractuosité (cf. l'ancien français cavereau).
Cavrot    Porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Cavro), c'est un nom de sens incertain. Il pourrait désigner un chevreau (sobriquet pour un homme leste, agile), tout comme les formes voisines Cavrel, Cavret, Cavril, Cavrois, Cavroy, Cavry, rencontrées dans la même région. Autre possibilité : un toponyme (= anfractuosité, creux).
Cayarcy    Nom porté en Guadeloupe, où l'on trouve aussi la forme Cayaci. Sens obscur, du moins pour moi.
Cayatte    C'est dans la Moselle que le nom est le plus répandu. Variante : Cayotte (54). En dialecte lorrain, le mot "cayatte" désigne un rouquin. C'est sans doute le sens qu'il faut retenir. À envisager aussi, notamment pour Cayotte, soit le sens de lait caillé, soit le mot champenois "cayot" (= noix).
Cayet    Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante : Cayez. Sens incertain. A envisager un diminutif de "caie", en ancien français "banc de sable, digue, quai", mais d'autres solutions sont certainement possibles.
Cayette    Surtout rencontré aujourd'hui en Martinique, ce nom assez rare était autrefois porté dans la Meuse et la Marne. Voir Cayatte pour le sens.
Cayla    Assez courant dans l'Aveyron et le Lot, c'est un toponyme fréquent désignant un château (bas-latin castellare). Avec le même sens : Caylar (34, 15, 45).
Cayol    Surtout porté dans les Bouches-du-Rhône, désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit le Cayol, le Caillol (= lieu caillouteux).
Cayre    Variante de la forme plus catalane Quera. Renvoie à la racine préromane quer (= rocher, éperon rocheux).
Cayrol     Forme roussillonnaise de Querol. Le mot, qui signifie au départ lieu rocheux (racine préromane quer), est un toponyme très répandu, penser notamment à la vallée du Querol (francisée en Carol).
Cayron     Correspond au catalan cairó, qui désigne la brique utilisée dans les constructions. Sans doute un surnom appliqué à un briquetier. Etymologie : latin quadrone.
Caysac    Nom rare porté dans l'Aveyron, rencontré aussi sous la forme Cayssac dans le Tarn-et-Garonne. Désigne peut-être celui qui est originaire du hameau de Caysac (Le Ségur, Tarn), ou encore de l'un des nombreux Cayssac, par exemple dans l'Aveyron (Saint-Christophe-Vallon et La Loubière) ou dans le Tarn-et-Garonne (Mirabel). A noter enfin le hameau de Quézac à Campouriez (12), Quézac étant aussi le nom de communes dans la Lozère et le Cantal. Sens du toponyme : domaine gallo-romain (suffixe -acum) appartenant à Casius ou à Cassius, noms d'homme latins.
Cayssials    Désigne celui qui est originaire de Cayssials, hameaux à La Bastide-Solageset à Plaisance, dans l'Aveyron. Variante : Cayssial. Le toponyme semble évoquer un bois de chênes. La forme voisine Cayssiols devrait renvoyer au hameau de Caissiols à Olemps, dans le même département.
Cayzeele    Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante probable : Cayzelle. Rencontré aussi sous les formes Van Cayzeele, Van de Cayzeele, il renvoie certainement à un toponyme, reste à savoir lequel. Une forme flamandisée d'un toponyme français (par exemple la commune de Cassel) semble la meilleure solution.
Cazaban    Fréquent en pays gascon, désigne celui qui habite la maison située à l'est du village (autre possibilité : la maison en avant du village). Variantes : Cazabant, Casaban.
Cazabat    Nom du Sud-Ouest. Désigne celui qui habite la maison située en bas du village, ou bien la maison située au nord.
Cazabonne    Désigne celui qui habite un lieu-dit Cazabonne, autrement dit la bonne maison. Le nom est surtout porté dans le Lot-et-Garonne (également 46, 64, 65). Avec le même sens : Cazabon (31, 64, 09), Cazabonnes (34), Casabonne (64, 47), Casabon (64), Casabona (Corse).
Cazac    Nom porté dans la Haute-Garonne, rencontré aussi sous la forme Cazach dans les Pyrénées-Orientales. Désigne celui qui est originaire de la commune de Cazac (31). Autre possibilité : le hameau de Cazac à Villeneuve (12). La finale -ac montre qu'il s'agit sans doute d'un nom de domaine gallo-romain (suffixe -acum ajouté à un nom de personne).
Cazajous    Porté en Béarn (65, 64), désigne en gascon la maison d'en bas, située au bas du village (casa + jos). Variantes : Cazajou, Cazajoux, Cazajus, Casajos, Casajous, Casajus, et aussi Cazageux et Cazajeux, transformations subies dans le nord de la France.
Cazala    Un des nombreux dérivés béarnais du mot casal, qui désigne soit un enclos, soit plutôt une ferme. Cazala (variante Cazalaa) est sans doute formé avec le suffixe collectif -are. Autre variante : Cazalas.
Cazale    Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques et l'Ariège. Ecrit en principe Cazalé (ou Casalé), il désigne l'habitant d'un casal (voir Casals).
Cazalès    Porté dans le Tarn-et-Garonne, c'est un dérivé de "casal" (sans doute avec le sens de "ferme", éventuellement "enclos").
Cazals     voir Casals.
Cazamayou    Nom porté dans le Sud-Ouest, en particulier en Gascogne. Variantes : Cazamajor, Cazamajou, Cazamajour (47). Voir Casamajou pour le sens.
Cazanova, Cazanove    Voir Casenove. Le nom Cazanove est surtout porté dans l'Aude. On trouve les Cazanova dans les Pyrénées-Orientales, notamment à Castelnou et Thuir.
Cazarré    Également écrit Casarré, ce nom gascon désigne la maison ("casa") située à l'ouest (un des sens gascons de l'occitan "arrièr" = arrière).
Cazassus    Variante du nom gascon Casassus (la maison du dessus, la maison d'en haut).
Cazau    Voir Casals pour le sens. Originaire sans doute des Pyrénées-Atlantiques, le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales.
Cazaubon    Porté en Gascogne, le nom est formé de l'adjectif 'bon' précédé du mot 'cazau' (demeure rurale). Autrement dit, la bonne ferme.
Cazaudumec    Porté en Gironde, le patronyme est également écrit Cazeaudumec. C'est un nom composé de Cazeau et de Dumec (voir ces noms), peut-être la ferme de celui qui s'appelle Dumec. Graphie erronée : Cazeaudumée.
Cazaurang, Cazauran    Nom porté en Aquitaine, surtout dans les Pyrénées-Atlantiques. Désigne celui qui est originaire d'un hameau ou d'un lieu-dit ainsi appelé. Sens du toponyme : cazau est une forme du Sud-Ouest de l'occitan casal = demeure rurale, et -rang correspond à l'adjectif hranc (équivalent gascon de franc = libre de droits).
Cazauvieilh    Nom porté dans le Sud-Ouest, notamment en Gascogne, qui désigne une demeure rurale (cazau) vieille, et donc l'habitant de cette demeure ou du lieu-dit correspondant. Variantes : Cazaubieilh, Cazaubiel, Cazaubielh, Cazauviel. Le bâtiment neuf s'appelle pour sa part Cazaunau.
Cazaux    Courant dans les Hautes-Pyrénées, c'est une variante de Casals (voir ce nom). Comme toponyme, Cazaux est très fréquent dans tout le Sud-Ouest.
Cazé    Variante de Casé (voir ce nom) portée en Picardie (80, 02).
Cazeau    Nom typique de l'Aquitaine et notamment du Bordelais. Il correspond au gascon casau, occitan casal, désignant soit un enclos, soit une habitation rurale (ferme, métairie). Quant au nom de famille, il désigne soit celui qui habite ou travaille dans un casal, soit celui qui est originaire d'une localité appelée Cazeau, Cazeaux.
Cazeilles      voir Caseilles.
Cazenave     variante du sud-ouest de Casenove (voir ce nom).
Cazeneuve    Porté dans le Sud-Ouest (31, 47, 33 notamment), c'est un toponyme avec le sens de 'maison neuve'. Formes voisines : Cazenobe, Cazenove, Cazenoves (66), Cazeuneuve (47), Cazenave (Gascogne).
Cazentre    Nom porté dans les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne, département où il est aussi présent sous les formes Cazaentre et autrefois Cazaintre. Il semble renvoyer à un lieu (dont je ne trouve aucune trace) formé de "casa" (= maison) et de la préposition adjectivée "entre". Je n'en sais pas plus.
Cazères    Porté dans le Sud-Ouest (65 notamment), désigne celui qui est originaire de Cazères-sur-l'Adour (40), de Lascazères (65) ou d'un hameau portant le même nom. Signification : c'est le pluriel du gascon cazèra (occitan casèla), avec le sens de petite maison rurale.
Cazes    voir Cases.
Cazier    Nom assez répandu de la Picardie à la Belgique. Désigne, comme Casier et Casiez, un fabricant ou un marchand de fromages. Variante : Caziez.
Cazimajou    Les plus anciennes mentions situent le nom en Gironde et dans les Landes. C'est un toponyme, sans doute formé sur l'occitan "casin" (= maison ou ferme isolée), l'adjectif "major" signifiant "le plus grand".
Cazin    Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c'est un diminutif de Caes, hypocoristique du prénom Nicaes (= Nicaise, voir ce nom). Variante : Casin (59, 51, 55).
Cazor    Nom présent dans l'Aveyron, porté aussi autrefois dans le Tarn. On pourrait penser à une forme locale de Cahors, d'autant qu'il existe une variante ancienne Cazors. Mais le nom de famille s'écrivait au XVIIe siècle Cazorn ou Cazorne, ce qui suppose une autre origine. Il devrait s'agir d'un toponyme : un hameau de l'Aveyron s'appelle La Cazorne à Montagnol, un autre La Cazornhe au Vibal. Reste à comprendre le sens du toponyme. Une hypothèse : l'ancien occitan "cadorn" (= appât) et le féminin "cadorna" (= vieille vache), ces mots étant à rattacher, selon F. Mistral, au latin "coturnix" (= caille). Le nom est à l'origine du hameau ou de la ferme "le Pesquié de Cazor" à Pampelonne (81).
Cazorla     Nom castillan, qui semble formé sur un toponyme. Deux communes portent ce nom, l'une en Andalousie, l'autre dans la province de Murcia. Le sens exact du mot m'est pour l'instant inconnu.
Cazoulat    Ce patronyme est recensé à Plougasnou (29) depuis 1530. Il n'a pourtant pas des consonances bretonnes, et évoquerait plutôt le Languedoc (cf les deux communes appelées Cazouls dans l'Hérault, ainsi que le suffixe -at). Une énigme pour moi !
Cazy    Le nom est surtout porté dans l'Indre (variante : Casy, forme ancienne : Quasy). Il pourrait s'agir d'un toponyme, variante occitane de "casin" (= petite maison, petite ferme). Deux hameaux s'appellent Cazy : à Saint-Médard-de-Mussidan (24) et à Lacourt-Saint-Pierre (82).
Céard    Le nom est porté dans les Hautes-Alpes. Variante : Séard. Sens incertain. Peut-être le nom de personne d'origine germanique Sighard (sig = victoire + hard = dur). Peut-être aussi un faucheur ou un moissonneur.
Cebeillac    Le nom est porté dans le Tarn-et-Garonne (également 81, 12, 34). Il s'agit certainement du nom d'une ancienne localité, domaine gallo-romain formé avec le suffixe -acum à partir d'un anthroponyme latin. On pensera par exemple à Séveillac, nom d'un hameau à Courbiac (47), également faubourg de Toulouse. Les noms de famille Séveillac et Séveilhac existent d'ailleurs en Haute-Garonne.
Cebrian    Patronyme porté dans l'Hérault. Variante : Cebria. C'est une forme occitane ou catalane du prénom Cyprien (voir ce nom).
Ceccaldi    Diminutif de l'italien Cecco, Cecchi, qui est lui-même un hypocoristique de Francesco (= François).
Cecchy    Variante francisée de l'italien Cecchi, pluriel de Cecco, qui est un hypocoristique du prénom Francesco (= François).
Cecconi    Dérivé de Cecco, hypocoristique italien du prénom Francesco (= François). Le nom est très répandu dans toute la moitié nord de l'Italie. Variante rare : Ceccone (Frioul).
Ceci    Nom italien assez répandu dans le centre du pays, notamment dans le Lazio. On trouve plus rarement la variante Cecci (quelques porteurs en Ombrie). C'est le pluriel du mot "cece" (en toscan "cecio"), qui désigne le pois chiche. Le surnom a pu être donné à celui qui portait une loupe ou une verrue sur le visage (l'un des sens figurés du mot "cece"), ce fut déjà le cas pour Cicéron (latin "cicer" = pois chiche). Autre possibilité : surnom d'un homme tout petit. Les noms de famille Cece et Cecio existent aussi, mais ils sont rares.
Cecille    Porté sutout en Savoie, correspond au prénom Cécile (voir Cecillon).
Cecillon, Cecillion    Dérivé masculin formé sur le nom de baptême Cécile (du latin caecus = aveugle). Sainte Cécile, patronne des musiciens, aurait été martyrisée dans des circonstances particulièrement atroces, puisqu'on la fit bouillir dans une marmite pendant une nuit et un jour. Mais, comme Dieu veillait, l'eau bouillante ne lui fit rien et il fallut lui trancher la tête pour en venir à bout. Le patronyme Cecillon et sa variante Cecillion se rencontrent essentiellement dans l'Isère.
Céclier    Nom porté au Québec, qui est sans doute une variante de Séclier, patronyme porté dans la Haute-Marne et la Seine-et-Marne (on le trouve dans ce département en 1618 à Remauville). Sens incertain : pourrait correspondre à l'adjectif séculier (religieux qui vit dans le siècle, contraire de régulier), mais c'est une simple hypothèse.
Cedat, Cédat    Le nom est surtout porté dans l'Ardèche et la Haute-Loire. Il est également présent en Dordogne. Variante : Sédat (07, 84, 13). Cédat est le nom d'un hameau à Lablachère (07), les porteurs du patronyme pourraient en être originaires. Mais on pensera aussi à l'occitan sedat (= pain de farine fine), surnom possible pour un boulanger.
Célarié    Le nom est surtout porté dans le Lot. C'est une variante de Célarier (occitan "celairièr"), désignant celui qui s'occupait du cellier, en principe dans une abbaye ou un château.
Célaries    Nom surtout porté dans le Tarn (également 82, 46), rencontré aussi sous la forme Célarie, Célarié (46, 12). Il semble évoquer un grenier fortifié (latin cellaria), et donc un toponyme. Autre possibilité : le préposé au cellier, dans un château ou une abbaye.
Célaya, Celaya    Porté dans les Pyrénées-Atlantiques et en Espagne, le nom correspond au basque "Zelai" (ou "Zelhai") suivi de l'article postposé (-a), qui désigne un plateau, une plaine, un champ cultivé.
Celentano    Nom italien fréquent en Campanie. Il désigne celui qui est originaire du Cilento (également nom de famille), région géographique située au sud de la Campanie.
Celerier, Célerier    Ce nom désigne celui qui s'occupait du cellier, en principe dans une abbaye ou un château. Il est très répandu dans le Limousin et en Dordogne. On rencontre la variante Célarier dans le Forez, et Cellerier dans le Puy-de-Dôme.
Celerse    Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Celers). Les variantes anciennes Chelers, de Chelers montrent qu'il désigne celui qui est originaire de Chelers, commune du Pas-de-Calais. Le village est mentionné vers 1090 sous la forme Celest, puis Chelest en 1325. Signification probable : le domaine de Caelestus, nom d'homme latin.
Céleste, Celeste    Le nom est essentiellement porté dans les départements d'Outre-Mer, que ce soit aux Antilles ou à la Réunion. C'est un prénom, en principe masculin, qui fut notamment porté par le deuxième évêque de Metz. Il correspond au latin "caelestis" (= céleste). En principe, le nom de famille a été attribué à partir de 1848 (abolition de l'esclavage). Le diminutif Célestin, popularisé par divers papes, est lui aussi surtout porté dans les D.O.M., tout comme le féminin Célestine. A noter les formes composées Célestin dit Sophie (14), Célestin-Urbain (34), Célestine-Claire et Célestine-Edvige (972). L'Italie, la région niçoise et la corse connaissent aussi les noms Celesti, Celestino et Celestini.
Céline    C'est dans les départements d'Outre-Mer que le nom est le plus répandu (en principe nom de baptême donné à des esclaves). On le rencontre parfois en Normandie. Il vient du latin Caelina (de caleus = ciel). La plus connues des saintes ayant popularisé ce nom est la mère de saint Rémi, évêque de Reims, morte près de Laon.
Célini    Nom porté en Guadeloupe. Il pourrait avoir une origine italienne (variante de Cellini), mais il semble plus judicieux de le rapprocher de Céligny, Séligny, deux noms de famille rencontrés eux aussi en Guadeloupe et en Martinique et désignant celui qui est originaire de Séligny, hameau à Antogny le Tillac (37), ou encore de la commune de Séligney, dans le Jura.
Celis    Ou Célis. Le nom est surtout porté en Belgique (variante : Cellis). On le rencontre dans le département du Nord sous la forme Celisse (Célisse). C'est une aphérèse du nom flamand Marcelis (= Marcel).
Cellière    Nom présent en Savoie et dans le département de la Loire. On peut évidemment en faire le féminin de Cellier (= cellier), mais je pense que ce nom a dû, comme le catalan cellera, désigner un espace fortifié (généralement autour d'une église) destiné à protéger les récoltes des paysans. Si mon hypothèse est exacte, le nom désignerait donc celui qui habitait dans la cellière, ou encore qui était chargé de veiller sur cet espace, où était également entreposé le produit de la dîme. 
Celse    Patronyme porté dans les Hautes-Alpes, rencontré aussi sous la forme Celce. C'est un nom de personne latin, Celsus (latin celsus = élevé, sublime, fier). Il a été popularisé par un martyr  des débuts du christianisme, qui aurait été décapité à Milan en compagnie de saint Nazaire (fête le 28 juillet). Formes italiennes : Celso, Celsi.
Celton    C'est dans le Finistère que le nom est le plus répandu. Il désigne apparemment un Celte, reste à savoir ce qu'était un Celte au Moyen Âge pour les gens de cette région.
Cenatiempo    Curieux nom italien porté presque exclusivement à Ischia (île en face de Naples). Variante : Cenatempo. Désigne-t-il celui qui dîne à l'heure, ou plus poétiquement celui qui se nourrit de l'air du temps ? Bien difficile de répondre ! A noter l'existence d'une variante Genatiempo, qui pourrait nous orienter vers une autre voie, mais laquelle ? Précisons enfin que le mot "tiempo" est plus espagnol qu'italien.
Cendre    Le nom est porté notamment dans la Nièvre (attesté en Bourgogne depuis 1386), le Nord et la Charente-Maritime. Il a pu désigner par métonymie un marchand de cendre ou de poussier, mais il y a de fortes chances pour que ce soit, tout comme Sendre (51, 79), une aphérèse du prénom Alexandre. A noter que le village du Cendre (63) est mentionné au début du XIe siècle sous la forme Alexandra, ce qui confirme cette interprétation. Le dérivé Cendron, aujourd'hui porté dans l'Ouest (35, 79), était autrefois surtout présent dans la Nièvre et le Cher.
Cendrier    Le nom est surtout porté à la Réunion, on le rencontre aussi en Seine-et-Marne. Les plus anciennes mentions connues le situent dans le Cher au début du XVIIe siècle. Deux possibilités : soit un marchand de poussier (poussière de charbon), soit un toponyme avec le sens de cimetière. A noter, pour la Seine-et-Marne, le hameau du Cendrier à Bellot. Le Cendrier est également un hameau à Bléré (37).
Cenedese    Nom italien porté en Vénétie. Il désigne celui qui est originaire de Ceneda, localité de la province de Trévise, réunie en 1866 à Serravalle pour former la commune de Vittorio Veneto.
Cens    Nom porté dans l'Aisne et le Nord-Pas-de-Calais, rencontré aussi sous la forme Cense. Désigne sans doute celui qui tient une terre à cens (redevance envers le seigneur à qui appartient cette terre), par la suite un fermier (cf le wallon cinsî = fermier).
Censoni    Le nom est porté en Italie, où il est assez rare. On le rencontre surtout dans la région de Rome. Sens incertain. Peut-être, comme Cenzón (Vénétie), un dérivé du prénom Vincenzo (= Vincent).
Centlivre    Porté dans le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort, le nom est à rapprocher de Centfranc, rencontré autrefois en Lorraine. Difficile de se prononcer sur son sens, sinon qu'il semble apparaître comme un signe extérieur de richesse.
Centonze    Nom italien fréquent dans la province de Lecce (Pouilles). Il signifie "cent onces" (ancienne mesure de poids ne dépassant pas une trentaine de grammes), et fait partie de ces surnoms qu'on a du mal à expliquer, mais qui sont très courants, dans lesquels un nombre est associé à une mesure ou, le plus souvent, à une monnaie. Pour le nombre cent, l'italien connaît aussi Centoducati (cent ducats, nom rare porté dans les Pouilles) et le français Centlivre (cent livres, nom porté dans le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort). Autres noms italiens formés avec "cento" et assez étonnants : Centogambe (cent jambes), Centanni (cent ans), Centofanti (cent fantassins, ou plutôt cent enfants, nom porté aussi en Corse), Centolanze (cent lances), Centomiglia (cent mille).
Cepek    Nom polonais dérivé de cepa (= fléau pour battre les céréales). Autre forme : Cepak.
Ceppe    Le nom est surtout porté dans la Corrèze. Il devrait désigner celui qui est originaire de La Ceppe, hameau à Saint-Exupery-les-Roches, dans le même département. Le toponyme a en principe le sens de souche d'arbre, parfois aussi pied de vigne (occitan "cepa").
Cerato    Le nom est assez fréquent en Italie du Nord (Vénétie surtout). On trouve la forme plurielle Cerati en Lombardie. Sens incertain : on peut envisager un rapport avec le verbe cerare (= cirer), mais il vaut mieux envisager un toponyme, dérivé de cerro (variété de chêne), Cerati étant un village de la commune de Cuneo.
Cerbeland    Nom rare, rencontré surtout sous les formes Cerbelaud, Cerbellaud (département de la Creuse). Apparemment le surnom d'un marchand de cervelles, d'un tripier.
Cerda    Bien que porté parfois dans d'autres régions (33 notamment), il s'agit d'un nom catalan désignant celui qui est originaire de Cerdagne, plateau montagneux entre le sud de la France et l'Espagne. Variante : Cerdan. En Roussillon, on trouve surtout la forme Sarda.
Cerdeira    Patronyme portugais. Désigne celui qui est originaire d'une localité portant ce nom. De très nombreux villages portugais s'appellent Cerdeira (dix communes à ma connaissance). Sens du toponyme : sans doute lieu planté de cerisiers (cerejeira).
Céré    Nom porté dans le Sud-Ouest (64, 46, 12). Sens incertain : peut-être celui qui fabrique la cire, mais aussi un toponyme avec le sens de cellier ou de cerisier. Pour le Lot, on pensera surtout à un ancien nom de personne (cf. la commune de Saint-Céré dans ce département) issu du latin Serenus et popularisé par un martyr du IIIe siècle.
Cérède    Les mentions anciennes situent le nom dans le Lot et l'Aveyron. Il devrait désigner celui qui est originaire de La Cérède, hameau à Bio (46), ou d'un lieu-dit portant un nom similaire. Signification possible : contraction de l'occitan "cereireda" (= cerisaie).
Cérémonie    Rare et curieux nom porté dans l'Indre, où il apparaît pour la première fois en 1690. Il semble difficile d'y voir un lien réel avec le mot "cérémonie", même si ce n'est pas impossible. Une hypothèse plus probable serait la déformation d'un autre nom suite à une migration. Dans ce cas, on pourrait envisager les noms gascons Sarramagna ou Sarramone (voir ces noms), le derniers d'entre eux pouvant aussi s'écrire Serramone, Serramoune. Seule la généalogie permettrait d'en savoir plus.
Ceremuga, Cérémuga    Nom de famille polonais qui correspond au mot czeremcha, sorte de cerisier. Variantes : Czeremcha, Czeremuga.
Cerezuela    Originaire d'Espagne, ce nom signifie mot à mot "petite cerise". Il doit s'agir, comme c'est le plus souvent le cas en Espagne, d'un toponyme.
Cerf    Nom rencontré en Suisse, mais très fréquent dans toute la partie Est de la France, et notamment en Lorraine. En général, on l'interprète comme un sobriquet désignant un mari trompé (à cause des cornes, évidemment). Mais, avec les sobriquets, on n'est jamais sûr de rien, et il peut très bien s'agir d'un chasseurs de cervidés. Le nom a aussi été porté par des juifs : dans ce cas, il s'agit sans doute d'une francisation de l'hébreu Nephtali (voir Herz).
Cerné    Nom porté dans l'Orne, où l'on trouve la variante Cernay. Désigne celui qui est originaire d'une localité portant ce nom. Le toponyme est très répandu, mais on peut penser, en Normandie, à deux communes de l'Eure-et-Loir et du Calvados. Signification : terre défrichée par le cernage des troncs, opération qui consistait à les inciser circulairement, de façon à les faire mourir (autre hypothèse : domaine gallo-romain appartenant à un nommé Cernius).
Cerneau    Surtout porté dans l'Yonne, le nom se rencontre aussi à la Réunion (variante : Cerneaux). Sens incertain. Peut-être le surnom d'un producteur d'huile de noix.
Cernota    Il s'agit apparemment d'un nom tchèque. Je n'en connais pas la signification. Si l'on s'en réfère au polonais, il pourrait comporter l'idée de noirceur (czern).
Cernusco    Rare et porté dans le Piémont, le nom est plus courant sous la forme Cernuschi (Lombardie). Il désigne celui qui est originaire de Cernusco, nom de deux communes de Lombardie (Cernusco sul Naviglio, Cernusco Lombardone).
Cerny    Surtout porté dans l'Ariège, c'est une variante du prénom Sernin, autre forme de Saturnin (voir Sadourny). Dans d'autres régions, il désigne celui qui est originaire de Cerny, nom de plusieurs localités.
Cérou    Le nom est porté notamment en Dordogne (également 46, 19). Rencontré aussi sous la forme Sérou (09, 24, 31), c'est sans doute un nom de personne d'origine germanique, Sarwulf (sar = cuirasse + wulf = loup). Formes voisines : Séroul (07), Séroux (44, 03, 42). A noter cependant que Cérou est aussi un toponyme, nom de divers cours d'eau (15, 81, 12) et d'un hameau à Saint-Agne (24) : le Petit Cérou.
Cerret    Nom porté notamment dans le Gard et dans l'Aude. Il s'agit certainement d'un toponyme. Il existe un hameau appelé le Cerret à Ongles (04), qui semble désigner un bois de chênes chevelus (latin Quercus cerrus). Dans l'Aude, on peut penser à la ville de Céret, dans les Pyrénées-Orientales.
Cerri    Un nom très répandu dans l'Italie du nord, surtout en Lombardie. C'est la forme plurielle de Cerro, toponyme évoquant une variété de chêne (Quercus cerris, le chêne chevelu).
Certain    Porté dans la Loire-Atlantique, le nom se rencontre aussi dans l'Aisne. Sans doute le surnom d'un homme résolu ou sincère, deux des principaux sens de l'adjectif 'certain' au Moyen Âge.
Certier    Le nom a presque toujours été porté dans trois départements assez éloignés l'un de l'autre : Aisne, Doubs et Deux-Sèvres. La forme Sertier (79) en est une probable variante. Sens incertain. Il faut peut-être faire le rapprochement avec des noms tels que Chertier, Cherretier (18, 45), qui désignent un charretier.
Cervantes    Nom espagnol de signification incertaine. Semble devoir être rattaché à des formes telles que le français Servant (= serviteur, sans doute serviteur de Dieu, du latin serviens, servientis).
Cerveau    Outre la Réunion, c'est en Seine-Maritime et dans l'Yonne que le nom est le plus répandu. Variantes : Cerveaux (974, 02), Cervaux (02). Difficile d'y voir le surnom d'un marchand de cervelle ou d'abats, comme le propose M.T. Morlet. Deux solutions semblent meilleures : soit un toponyme (sans doute variante de Serveau, diminutif de serve = forêt), soit un nom de baptême, comme le laisse supposer le lieu-dit Saint-Cervaux à Bourdons-sur-Rognon (52). Dans ce cas, il pourrait s'agir d'une variante de Servais.
Cervelle    Le nom est surtout porté dans la Manche (également 87, 54). Il semble que ce soit un toponyme, nom de plusieurs hameaux ou lieux-dits. On notera en particulier des hameaux au Tourneur (14), à Luitré (35), à Levaré et à Couesmes-Vaucé (53). Il pourrait s'agir d'un diminutif de serve (= forêt). Le rapport avec la cervelle (surnom d'un marchand d'abats) semble douteux.
Cervello, Cervelló    Le nom se rencontre notamment dans les Pyrénées-Orientales (Port-Vendres) et est originaire de Catalogne. C'est un toponyme (nom d'une commune de la province de Barcelone) sans doute formé sur "cervo" (= cerf).
Cervi    Fréquent en Italie du Nord, le nom se rencontre aussi sous la forme Cervo. Il désigne le cerf (voir Cerf), mais peut aussi en Vénétie être un toponyme avec le sens de 'chêne'. Dérivés : Cervello, Cervelli, Cervetto, Cervetti, Cervino, Cervini.
Cervières    Nom rare porté dans le Lot et dans l'Aude. Variante : Cervière. Voir Servières pour le sens.
Césaire    Ecrit aussi Cézaire, le nom est surtout porté dans les départements d'Outre-Mer, mais on le rencontre parfois aussi en Métropole (87, 64, 33 notamment). C'est un nom de baptême (latin Caesarius dérivé de Caesar) popularisé par un évêque d'Arles du début du VIe siècle. Diminutif : Césarion (971, 02). Forme italienne : Cesario.
Cesari, Césari    D'origine corse ou italienne, c'est un nom de baptême très répandu autrefois, qui correspond au latin Caesar (popularisé par Jules César, le nom fut ensuite donné aux premiers empereurs romains. Il désigne au départ un enfant mis au monde par incision). Selon la place de l'accent tonique, il existe une autre version pour ce nom : la forme Cesàri renvoie au nom de personne Caesarius, tandis que Césare renvoie à Caesar.
Cesarin, Césarin    Surtout porté en Guadeloupe et en Martinique, c'est un prénom, diminutif de César. Matronyme : Césarine. Le nom Cesarin se rencontre aussi en Italie (Vénétie, Frioul). On trouve aussi, en Italie et en Corse, la forme Cesarini.
Cesbron    Le nom est surtout porté dans le Maine-et-Loire (également 79, 37). Variante : Cébron (44, 79, 56). Il s'agit sans doute d'un diminutif de Cesbert (49), Cébert (61), nom de personne d'origine germanique, variante de Sibert (sig, sigis = victoire + berht = brillant).
Cescau    Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, désigne sans doute celui qui est originaire du village de Cescau, dans le même département (à noter aussi Cescau dans l'Ariège). Le toponyme devrait évoquer un marécage (lieu où pousse la massette d'eau, occitan "sesca").
Cesmat    Porté notamment dans les Hautes-Alpes, le nom correspond à l'ancien français sesme (= septième) et a dû désigner le septième enfant de la famille (souvent considéré comme ayant des pouvoirs magiques). Variante : Sesmat (54).
Cessac    C'est en Corrèze que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire de Cessac, hameau à Estivaux (19). C'est aussi le nom d'une commune de la Gironde et de divers autres hameaux (23, 40, 46). Signification : le domaine (suffixe -acum) de Cessus, nom d'homme gaulois. Variantes : Cessacq (33), Cessat (16, 24, 33) et sans doute Cessa (46).
Cessateur    Nom très rare originaire de Dordogne (sans doute donné à un enfant trouvé). Il s'agit d'un nom de personne d'origine latine (latin "cessator" = retardataire) popularisé par saint Cessateur, évêque de Limoges à la fin du VIIe siècle ou au début du VIIIe. Les formes populaires du nom sont Cessadre ou Sadre.
Cesse    C'est en Moselle que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Cesse, nom porté notamment par une commune de la Meuse. Sens du toponyme : endroit où pousse le merisier (cesse en ancien français).
Cesses    Nom porté dans l'Aude et la Haute-Garonne. Renvoie certainement à un toponyme, peut-être la Cesse, petite rivière qui se jette dans l'Aude à Sallèles-d'Aude (11). Le s final est fréquent en Languedoc et en Roussillon lorsqu'un toponyme devient patronyme.
Cessot    Le nom est porté en Saône-et-Loire. Il devrait s'agir d'un dérivé de l'ancien français cesse (= merise).
Cessou    Nom breton (29) de sens incertain. Pourrait se rattacher au gallois syth (= raide, inflexible)
Cessy    Le nom est rare, c'est aujourd'hui en Guadeloupe qu'il est le plus répandu. Il désigne le plus souvent un lieu rocheux (latin saxum = rocher), éventuellement aussi un endroit où pousse le cerisier (ancien français cessier). Deux communes s'appellement Cessy dans l'Ain et dans la Nièvre (également hameau à Bussières, dans la Loire). Le nom se rencontre aussi en Italie sous la forme Cessi, mais là aussi il est très rare.
Cestac    Nom de famille porté dans le Sud-Ouest, en particulier dans la Haute-Garonne, pour lequel on trouve plusieurs formes similaires : Cistac, Cistacq, Sestac, Sestach, Sestacq, Sistac, Sistach (les graphies en -ach se rencontrent dans les Pyrénées-Orientales). La finale -ac semble montrer qu'on a affaire à un toponyme. Plusieurs hameaux ou lieux-dits correspondent aux diverses graphies ci-dessus, mais la plupart sont apparemment formés à partir du nom de famille. Difficile pour l'instant d'être plus précis.
Cester    Rencontré dans le nord de l'Italie, c'est une variante de Cestaro (= fabricant de paniers).
Cestrières    Le nom est surtout porté dans l'Aveyron. Il désigne celui qui est originaire de Cestrières, hameau à Montpeyroux (12). Signification : lieu où pousse le ciste (occitan montpelliérain cistra).
Cétan    Nom très rare, apparu dans la Drôme puis l'Isère au XIXe siècle. S'il ne s'agit pas d'un nom donné à un enfant trouvé, il pourrait s'agir d'un nom d'origine italienne désignant celui qui est originaire de Ceto, commune de Lombardie. Le nom de famille Cetani existe en Lombardie, mais aussi dans le sud de l'Italie (province de Potenza), où il pourrait être une variante de Caetani, Gaetani (= Gaétan).
Cetre    Ecrit aussi Cêtre, Cètre, le nom est porté en Bourgogne (21 surtout). On le rencontre aussi sous la forme Cestre (58). Il semble désigner celui qui est originaire de Cestre, hameau à Verdonnet (21), ou encore de Cestres à Saint-Martin-du-Mont (21). Signification possible : lieu où pousse la berle (ancien français sistre, latin sium sisarum).
Cette    Peut désigner celui qui est originaire de Sète (le nom de la ville s'est écrit Cette jusqu'en 1927), mais on pensera aussi à Cette, nom d'une commune (Cette-Eygun) et de deux hameaux dans les Pyrénées-Atlantiques.
Cévaër    Porté dans le Finistère, le nom peut aussi s'écrire Céver, Sévaer, Sévaeur. Il s'agit sans doute d'une variante du nom de personne Sévère (qui peut aussi s'écrire Sever).
Ceyrac    Le nom est surtout porté en Corrèze. Variantes : Ceyras, Ceyrat. Il désigne celui qui est originaire de Ceyrat, nom de plusieurs hameaux de ce département : à Voutezac, Espartignac, Le Lonzac et Lafage-sur-Sombre. On pensera aussi à la commune de Ceyrat (63). Signification : soit le domaine de Serius, nom d'homme latin, soit une cerisaie.
Ceysson    Porté dans l'Ardèche et les départements voisins (42, 43), c'est sans doute un toponyme avec le sens de rocher, lieu rocheux (du latin saxum). On pensera entre autres au village des Ceyssoux (commune de Brignon, 43), écrit Saisso en 1253 et Seyssos en 1331. La même racine se retrouve dans les noms Ceyssac (patronyme porté en Corrèze et commune de la Haute-Loire), Ceyssat (commune du Puy-de-Dôme et hameau à Saint-Georges-sur-Allier, 63) ou encore Ceysset (43).
Cézac    Rare, le nom désigne celui qui est originaire de Cézac, nom de deux communes de la Gironde et du Lot, égaleent hameau à Vazerac (82). C'est dans la Dordogne et dans l'Aude que le nom de famille est le plus répandu.
Cézanne    Porté dans les Hautes-Alpes, c'est sans doute un toponyme. On peut penser à la commune de Sézanne (51), mais ça fait un peu loin ! Mieux vaut envisager une francisation de l'italien Cesana, nom d'une commune du Piémont (Cesana Torinese, dans la province de Turin, à quelques kilomètres de la frontière). On trouve en Italie les noms de famille Cesana, Cesano (Lombardie, Piémont) qui, outre cette commune, peuvent renvoyer à Cesano Maderno (Lombardie) ou à d'autres lieux-dits.
Cézard    Porté en Lorraine (54, 88), devrait être une variante du nom de personne César, ou encore une francisation de l'allemand Kaiser (voir ce nom). Variante : Césard.
Chabal    Le nom est surtout porté dans l'Ardèche et le Vaucluse. Variante : Chabail. Diminutif : Chabalet (26). Voir Cabal pour le sens.
Chabalier    Nom surtout porté dans la Lozère (également 43, 30). Variante : Chaballier. Normalement, il s'agit d'une forme cévenole du français Chevalier (voir Cavaillé). A noter cependant l'existence d'un hameau Chabalier à Chasseradès (48), pour lequel M.T Morlet donne comme explication : lieu situé à la source (à la tête) de l'Allier.
Chaban    Surtout porté dans la Creuse et les Charentes, c'est sans doute une forme masculine de Chabane (= cabane), et donc un toponyme. De nombreux hameaux s'appellent Chaban, surtout en Poitou-Charentes. À noter cependant que le mot "chavan" désigne divers rapaces, notamment le hibou en Dordogne.
Chabanaud    Le nom est assez rare. C'est aujourd'hui dans la Gironde et la Dordogne qu'il est le plus répandu, mais les plus anciennes mentions connues le situent dans le Limousin (23, 87). Variantes : Chabanaux, Chabaneau, Chabannaud. C'est un diminutif du nord-occitan "chabane" (= cabane) et donc un toponyme devenu nom de famille.
Chabanel    Nom porté dans la Haute-Loire et les départements voisins. Désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Chabanel, diminutif de Chabane, forme régionale du mot cabane (le plus souvent abri en pierres sèches utilisé notamment par les bergers). Forme voisine : Chabanal (07, 39).
Chabani    Nom de personne arabe évoquant le huitième mois du calendrier (sha`bân), celui qui précède le ramadan. Variantes : Chaabane, Chaabani, Chabane.
Chabanon    Désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit (le) Chabanon (= la petite cabane). C'est dans la Haute-Loire que le nom est le plus répandu.
Chabany    Patronyme rencontré dans la Loire et le Vaucluse. C'est l'un des nombreux dérivés de Chaban, Chabane, nom qui sont au départ des toponymes désignant un lieu où se trouve une cabane (en général avec le sens de construction en pierres sèches, liée à l'élevage).
Chabas    Le nom est surtout porté dans le Vaucluse. C'est une variante de l'occitan cabas (= grosse tête). Il peut s'agir d'un surnom donné à celui qui a une grosse tête, mais on pensera surtout à un toponyme avec le sens de piton rocheux. Le toponyme est assez fréquent dans la Drôme (hameaux à Savasse, Plan-de-Baix, Crupies), et plus généralement dans les Alpes provençales.
Chabasse    Le nom est porté dans la Haute-Vienne et les départements voisins. Il faut sans doute y voir l'occitan cabassa (= tronc d'arbre, arbre étêté). Un hameau s'appelle la Chabasse à Saint-Priest-Taurion (87), le toponyme étant également recensé en Auvergne, dans le Périgord et les Charentes. Avec un sens collectif : Chabassier, Chabassière (87, 63, 19).
Chabat    On rencontre le nom en Gascogne (64, 65) mais aussi dans la Haute-Loire. Dans tous les cas, il pourrait s'agir d'un toponyme, puisque des hameaux s'appellent Chabat à Herm (40), Bonas (32) et Lachapelle-sous-Aubenas (07). La signification est incertaine. Le dictionnaire de M.T. Morlet propose 'celui qui est vêtu d'une chape', solution qui ne peut pas convenir pour la Gascogne où le Ch- initial paraît correspondre au basque X-. Dans ce cas, il s'agirait d'un nom Xabat(e), avec le sens de terrain plat, prairie. A noter que Chabat est aussi un nom juif originaire d'Afrique du Nord (variantes Chabbat, Chebat), dans lequel il est tentant de voir le jour du Sabbat. C'est en tout cas le nom d'une ancienne tribu de la région algéroise.
Chabaud    Fréquent en Provence et en Auvergne, c'est peut-être un surnom donné à celui qui a une grosse tête (dérivé de cap, du latin caput). Cependant, tout comme Chabert (voir ce nom), on a sans doute affaire à un nom de personne d'origine germanique. Si on suit l'idée de M.-T. Morlet pour Chabert, la forme d'origine serait *Caribald, variante de Garibald (voir Garibaldi). P.-H. Billy (Dictionnaire des noms de famille du Puy-de-Dôme) propose pour sa part Theodbald (theod = peuple + bald = audacieux).
Chabauty    Nom porté en Poitou-Charentes. Variantes : Chabaudy, Chabaudie, Chabeaudy (Limousin), Chabeauti (79). Désigne celui qui est originaire de la Chabaudie ou la Chabeaudie (domaine des Chabaud), nom de cinq hameaux : deux dans la Haute-Vienne, deux dans la Dordogne et un dans la Charente (commune de Manot).
Chabeauté    Nom rencontré dans le Maine-et-Loire. Son sens est incertain. Peut-être un dérivé de Chabeaud, qui désigne sans doute celui qui a une grosse tête, mais c'est loin d'être une certitude.
Chabert, Chabbert    Le nom Chabert est très fréquent du Dauphiné à la Provence, sa variante Chabbert se rencontre surtout dans le Tarn. C'est un nom de personne d'origine germanique, Cariberht, variante de Gariberht (gari = lance + berht = brillant), selon M.-T. Morlet. P.-H. Billy (Dictionnaire des noms de famille du Puy-de-Dôme) propose pour sa part Theodberht (theod = peuple + berht = brillant).
Chabiron    Nom porté en Poitou-Charentes et en Vendée (variante : Chabirond). Il pourrait désigner un chevron (cf l'occitan cabiron), mais il vaut mieux le rapprocher du nom Chabirand (variante Chabiran), porté dans la même région, participe présent du verbe chavirer (également occitan capvirar = tourner la tête, retourner), sans doute pour désigner, comme le gascon Cabirou, celui qui a la tête folle, qui est écervelé.
Chable    Le nom est surtout porté dans l'Orne et dans les départements voisins (72, 28). Variante : Chables (72). Il devrait s'agir d'un toponyme correspondant à l'ancien français "chaable" (= arbre abattu, improductif), à l'origine du mot "chablis".
Chabloz    Nom savoyard. C'est un toponyme désignant un couloir, au sens géographique du terme (par exemple un couloir d'avalanche, mais surtout un couloir permettant de faire dévaler les troncs d'arbres abattus).
Chaboche    Patronyme surtout porté dans l'Eure-et-Loir, qui correspond au picard Caboche. En ancien français le mot caboce est un dérivé de boce (= bosse), très vite employé en Picardie et en Normandie avec le sens de "tête". Il s'agit donc sans doute d'un surnom donné à celui qui a une grosse tête.
Chabord    Porté en Savoie, c'est, selon les auteurs locaux (Fenouillet, Gros), un nom de personne d'origine germanique, Catbaldus (attesté dans le cartulaire de Grenoble), devenu Chaboldus puis Chabord. Il est cependant tentant de faire le rapprochement avec l'occitan "capbord", qui a désigné au départ un mouton atteint de tournis, puis un niais, un nigaud. Mais la première solution paraît plus raisonnable.
Chabot    Patronyme surtout porté en Vendée, également présent dans les Deux-Sèvres et dans l'Ain. Son origine est le latin caput (= tête), et dans la plupart des cas il s'agit d'un toponyme désignant une petite colline. Il existe un hameau appelé Le Chabot en Charente-Maritime (commune d'Ars-en-Ré), un autre dans le Puy-de-Dôme (commune de Chateldon). M.T. Morlet signale également l'existence du toponyme en Vendée. Autre possibilité : celui qui a une grosse tête (par comparaison avec le poisson du même nom).
Chaboussie    Désigne celui qui est originaire de la Chaboussie, nom de deux hameaux de la Dordogne, à Bouteilles-Saint-Sébastien et à Villars. Sens incertain. On pensera d'abord à un dérivé de l'occitan "cabòs" (= chabot, chevesne). Autre possibilité : dérivé de "cabús" (= chou pommé).
Chabouté    Le nom est porté dans le Haut-Rhin, mais il a certainement des origines plus méridionales, peut-être la région lyonnaise (on trouve un hameau appelé Chaboutet dans la Loire). Il pourrait s'agir d'un diminutif de Chaboutte, qui désigne une cabane dans le Sud-Est. Autre possibilité : diminutif de Chabout, nom de famille rencontré en Savoie et dans la Drôme, de sens incertain (il a un rapport avec la tête, et peut désigner soit un sommet, soit celui qui a une grosse tête).
Chabran    Surtout porté dans le Vaucluse, le nom se rencontre aussi sous la forme Chabrand (05). C'est peut-être un nom de personne d'origine germanique, relevé sous la forme Carobrand par M.T. Morlet (racines gar = lance + brand = épée). Il est vrai que le nom de personne se retrouve dans Saint-Chabran, hameau à Thonac (24). Il semble cependant qu'on puisse avoir affaire dans le Sud-Est à un toponyme : deux hameaux s'appellent (le) Chabran dans la Drôme (Saint-Donat-sur-l'Herbasse et Truinas), et, dans le Vaucluse, on trouve un hameau du même nom à Sarrians. A noter aussi un hameau à Valavoire (04).
Chabrerie    Surtout porté dans la Corrèze (variante : Chabreyrie), c'est un toponyme désignant un enclos à chèvres. Deux hameaux s'appellent La Chabrerie en Corrèze, à Salon-la-Tour et à Vitrac-sur-Montane.
Chabret    Le nom est surtout porté dans la Haute-Loire. C'est un dérivé de chabre (= chèvre), désignant soit celui qui est agile comme un chevreau, soit par métonymie un jeune gardien de chèvres, soit encore un lieu ou viennent les chèvres (variante : Chabray, 26, 38). Dérivés formés sur Chabret : Chabreton, Chabretou, Chabretout (87). A noter l'existence du nom de famille Chabre dans les Alpes provençales (04, 05).
Chabrier    Nom auvergnat désignant un gardien de chèvres.
Chabrignac, Chavrignac    Originaire de Chabrignac, village de Corrèze.
Chabrol    Fréquent en Auvergne et dans le Limousin, le nom se rencontre aussi sous la forme Cabrol dans le Tarn et l'Aveyron. Désigne celui qui est originaire de l'une des nombreuses localités appelées Chabrol dans le Massif Central (une quinzaine de hameaux, le plus souvent dans le Puy-de-Dôme). Le toponyme se rencontre très souvent sous la forme Puy Chabrol. Il désigne en principe un lieu fréquenté par le chevreuil (occitan cabrol).
Chabry    Surtout porté dans le Puy-de-Dôme, le nom paraît correspondre à l'occitan cabrit (chevreau, cabri), surnom possible pour un homme agile ou pour un gardien de chevreaux.
Chabuet    Assez rare, le nom est notamment porté dans la Loire. On trouve la forme voisine Chabuel dans l'Isère et la Drôme. Ces noms semblent à rapprocher de Chabus (04) Chabut (19), surnom donné à celui qui a une grosse tête.
Chacaton    Nom rare porté dans l'Allier. Variante ancienne : Chaquaton. C'est aussi le nom d'un ancien moulin (moulin Chacaton sur la carte de Cassini) à Saint-Priest-en-Murat (03). Sens incertain. Peut-être un lien avec l'occitan "chacat", employé soit comme nom avec le sens de "coup, choc", soit comme participe passé du verbe "chacar" (= mâcher, avaler, agacer).
Chacha    Le nom est porté en Lorraine (54, 88). On le rencontre aussi sous la forme Chachat. Sens incertain. Peut-être un dérivé du verbe chacher (variante régionale de 'chasser').
Chacon    Ou Chacón. Désigne sans doute celui qui est originaire de Chacón, nom d'une localité espagnole en Aragón. Certains auteurs proposent aussi un patronyme judéo-espagnol équivalent de Gascon.
Chacornac    Désigne celui qui est originaire de Chacornac, nom d'un hameau de la Haute-Loire (commune de Cayres), ancienne commune supprimée en 1821. Première mention du toponyme : Chalcornac (1252). Variante : Chacornas.
Chadaigne    Porté dans la Mayenne et la Sarthe, c'est une forme régionale du mot 'chaîne', et le surnom possible d'un fabricant de chaînes. Variantes : Chadaine (49), Chadeigne. Diminutif : Chadaineau (17).
Chadaillac    Porté dans la Charente, où il est attesté au XVIIe siècle, le nom s'écrit aussi Chadaillat, Chadalliat. Il devrait désigner celui qui est originaire de Chadaillat, hameau à Beynat (19).
Chadal    Le nom est porté notamment dans la Corrèze. Sens incertain. F. Mistral envisageait pour "cadal" un possible équivalent du français "cheptel" (latin "capitale"), dont on sait qu'il a désigné au Moyen Âge un bien, un patrimoine. Dérivés : Chadaud, Chadeau, Chadeaux (19, 24), qui peuvent aussi être rattachés à Chadel (voir ce nom).
Chadapeau    Le nom est porté en Limousin (19, 87). Variantes : Chadapaud, Chadapaux, Chadapeaud, Chadapeaux, Chadebaud, Chadebeaud. Il semble correspondre à l'occitan cadafalc (= échafaud, catafalque), sans doute comme toponyme pour désigner un endroit surélevé. Chadapaud est le nom d'un hameau à Saint-Bonnet-l'Enfantier (19), dont semblent être originaires les porteurs du nom. Le nom Chadapo, rare et difficile à localiser, pourrait en être une variante.
Chadel    Nom assez rare porté notamment dans l'Ain et dans l'Orne. Il semble venir du nord de la région occitane, où le groupe Ca- se transforme en Cha-. Deux possibilités : soit un surnom avec le sens de 'jeune chien, petit d'un animal' (occitan cadel), soit plutôt l'occitan capdel, désignant celui qui commande, qui dirige les ouvriers agricoles.
Chadenay    Aujourd'hui éteint, le nom était porté autrefois dans le Puy-de-Dôme, où il doit être une variante des formes Chadenas, Chadenat, toujours présentes dans ce département. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Chadenas, hameau à Novacelles (63), à condition que le toponyme soit antérieur au nom de famille, ce qui est loin d'être certain. Mais il existe, non loin de l'Auvergne, de nombreux lieux appelés Chadenac, Chadenas, Chadenat ou Chadenet. Pour le sens, on peut hésiter : Ernest Nègre (voir bibliographie) explique Chadenet (commune de la Lozère) par l'occitan "cadeneda" (lieu où pousse le genévrier). Pour Chadenac (17), il envisage un nom de personne latin, Capito(n). À envisager aussi le mot "chadaine", désignant dans le Centre un cordon de vigne, voire une déformation de Chatenay, Chatenet (bois de châtaigniers).
Chadeyras    Porté dans le Puy-de-Dôme et la Creuse, désigne sans doute celui qui est originaire de la Chadeyras, hameau à Bongheat (63). Il semble que le toponyme soit formé sur l'occitan cadièra (= chaise), peut-être pour désigner un petit plateau. La même racine se retrouve dans le nom Chadeyron (63, 87, 19) et sa variante Chadéron (87, 19). A noter aussi le nom Chadérat (16, 63), qui devrait être une variante de Chadeyras.
Chadli    Egalement écrit Chadly, Chedli, c'est un nom de personne fréquent en Afrique du Nord. Il renvoie à un saint du XIIIe siècle, Abû-l-Hasan-ash-shâdhilî, né près de Ceuta, qui fonda une confrérie à Chadla (shâdhila), localité proche de Tunis. Le toponyme désigne en langue berbère un plan d'eau (lac, étang).
Chaduc    Surtout porté dans le Puy-de-Dôme, c'est l'équivalent auvergnat du nom Caduc, rencontré pour sa part en Poitou (79, 86). Voir Caduc.
Chafer    Difficile de se prononcer sur ce nom de famille dont l'origine géographique n'est pas évidente. En supposant qu'il soit porté par des juifs, il pourrait correspondre à l'hébreu shefer (= grâce, beauté, charme).
Chaffanjon    Nom surtout porté dans la Loire, rencontré aussi sous la forme Chaffangeon. C'est un diminutif de Chaffange, toponyme désignant un lieu boueux selon M.T. Morlet. On notera cependant que le toponyme n'est guère représenté : le hameau des Chaffangeons à Fleurie (69) semble venir du nom de famille, et on trouve un seul hameau appelé Chaffange à Saint-Paul-de-Varax (01).
Chaffardon    Surtout porté en Savoie, c'est un toponyme, nom d'un château sur la commune de Saint-Jean-d'Arvey, également hameau à Mouxy (écrit aussi le Chaffaron). A noter l'existence d'un nommé Giroldus de Chaffardon en 1207. Chaffardon est un diminutif de Chaffard (même région), écrit aussi Chaffat, nom de divers hameaux ou lieux-dits. Le toponyme vient du latin *catafalicum (voir Catafau pour le sens). Autres noms ayant le même sens : Chaffal (26, 42, 69), Chaffat (42), Chaffaud (01, 86, 79), Chaffaut (52, 88), Chaffaux (55,76, 62). Autres diminutifs ou dérivés : Chaffardot (69), Chaffarod (74), Chaffalier (26).
Chaffois    Le nom est porté dans la Drôme et dans l'Aisne. Variantes : Chaffoix, Chaffoy. C'est un toponyme, nom d'une commune du Doubs et peut-être de hameaux dans d'autrs régions. Voir Catafau pour le sens du toponyme.
Chaffraix    Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme. Variantes : Chafraix, Chaffrais, Chaffray, Chaffret (Limousin surtout). Il s'agit d'un nom de personne d'origine germanique, apparemment Theodfrid (theod = peuple + frid = paix). Il existe un hameau appelé Saint-Chafret à Gordes (84), ainsi qu'une commune des Hautes-Alpes nommée Saint-Chaffrey (Sanctus Theotfredus en 1118). Le hameau de Montbardon à Château-Ville-Vieille (05) possède une église dédiée à saint Chaffrey ou saint Théoffroy.
Chafiqui    Dérivé en -i (marquant l'origine, l'appartenance à une famille ou à une tribu) de Chafiq, nom de personne arabe (shâfîq) qui signifie 'compatissant, plein de bienveillance' (c'est l'un des noms donnés au prophète Mohammed).
Chagnat    Patronyme berrichon désignant celui qui habite un lieu-dit (le) Chagnat. Sens du toponyme : bois de chênes (chagne est une variante de chêne rencontrée dans le Berry et le Poitou). Variantes : Chagnas, Chagnias (44, 86), Chagniat.
Chagnaud, Chagneau    Voir Chaignaud.
Chagneux    Fait partie des nombreux dérivés de "chagne", forme francoprovençale du mot "chêne". Le nom de famille est porté dans la région Rhône-Alpes (01, 69, 42). Un hameau s'appelle Chagneux à Cognin-les-Gorges (38).
Chagnon     Dérivé de chagne, l'une des nombreuses variantes du mot chêne. La forme Chagnon est originaire du centre de la France (essentiellement départements du Cher et de l'Indre), et désigne donc un lieu planté de chênes. Variantes : Chaignon (50, 79), Chaignion.
Chagnot, Chagniot    Nom rencontré dans la Haute-Saône, présent aussi dans les départements voisins (71, 90). Désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Chagnot. Sens du toponyme : bois de chênes (dérivé de chagne, variante de chêne).
Chagny    Porté notament dans l'Ain, le Rhône et la Saône-et-Loire, semble désigner celui qui est originaire de la commune de Chagny (71). Chagny est également le nom de deux hameaux à Saint-Christophe et à Saint-Jacques-des-Arrêts (69). Signification probable : bois de chênes (on a proposé aussi le domaine de Catanius, nom d'homme latin).
Chagot    Le nom est surtout porté dans le Loiret. Sens incertain. Un hameau s'appelle Chagot à Mainsat (23), c'est peut-être une bonne piste.
Chaignaud    Nom porté dans la Charente et en Vendée. Désigne un bois de chênes (chaigne est une variante régionale de chêne, fréquente comme patronyme en Vendée). Formes voisines : Chagnaud, Chagneau, Chagneaud, Chaignault, Chaigneau, Chaigneaud, Chaigneault.
Chaigne    Forme régionale du mot 'chêne', le nom est assez fréquent en Vendée et en Poitou-Charentes. Il désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Chaigne.
Chailan    Nom porté dans les Bouches-du-Rhône et le Var. Tout comme les formes voisines Chaillan (04, 83), Chaylan (04), Cheilan, Cheillan, Cheylan, Cheyland (83, 13), il vient du latin castellanum, soit avec le sens de châtelain, soit avec celui de château, forteresse (toponyme).
Chaillan    C'est dans les Alpes-de-Haute-Provence que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire de Chaillans, les Chaillans, nom de deux hameaux dans le même département, à Claret et à Moriez.
Chaillaud    Surtout porté en Poitou-Charentes, c'est un toponyme formé sur l'ancien français chaillo (= caillou), et désignant un lieu caillouteux. Avec le même sens : Chailleau (33), Chaillot (85, 16, 21), Chailliot (51, 77, 17).
Chaillet    Désigne celui qui est originaire d'une localité ou d'un lieu-dit portant ce nom. Sens du toponyme :  lieu caillouteux (de l'ancien français chail = caillou). On trouve dans l'Ouest les formes Chaillot et Chaillou.
Chainay    Porté notamment dans la Somme et la Mayenne, c'est sans doute une variante de Chesnay, toponyme désignant un bois de chênes. Deux hameaux s'appellent le Chainay, à Saint-Brandan (22) et au Favril (28).
Chaineux    Nom porté en Picardie (60), en Normandie (27) et en Belgique. Sans doute un toponyme désignant un bois de chênes. Le toponyme est assez fréquent en Belgique, dans la province de Liège notamment (nom d'un gros bourg dans le Pays de Herve et de divers lieux-dits). On retiendra secondairement le sens de fabricant de chaînes.
Chaise    Nom surtout porté dans l'Aube et la Seine-et-Marne. Désigne celui qui est originaire du lieu-dit (la) Chaise, toponyme très fréquent en France, qui vient du latin casa (= maison) et qui a pris le sens de manoir, domaine, éventuellement château ou bourg. Un petit village de l'Aube s'appelle La Chaise. Variante : Chaize (42, 43, 69).
Chaix    Très courant dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit (le, les) Chaix, toponyme très répandu dans la Drôme, également présent dans le Vaucluse et plus généralement dans le Sud-Est. Le sens n'est pas très clair : le mot peut désigner une variété de genévrier. Mais il est souvent associé en topographie à des collines, et c'est sans doute le sens de "rocher" qu'il faut privilégier, soit d'après la racine "quer", soit par une métaphore liée à l'occitan "cais" (= mâchoire, dents). Si le patronyme se rencontre dans l'Ouest, il faut bien sûr penser à la commune de Chaix (85).
Chakroun, Chekroun    Voir Choukri, Choukroun.
Chal    Porté en Haute-Savoie, désigne celui qui habite un lieu-dit "la Chal" ou en est originaire. Fréquent en Savoie, le toponyme, vu sa forme féminine, devrait être une variante de "calm" (terre inculte, pâturage de montagne). À envisager aussi la racine pré-indo-européenne *kal (= rocher).
Chalade    Le nom est très rare et difficile à localiser. C'est certainement un toponyme (nom de divers lieux-dits). Dans les Pyrénées-Orientales, qui semblent être le département où il y a eu le plus de gens portant ce nom, un hameau s'appelle La Chalade à Lamanère. Il correspond au catalan "eixalada", avec le sens de pente abrupte.
Chalaffre    Nom rare porté dans le Puy-de-Dôme (variante : Chalafre). Il semble s'agir d'un nom de lieu, mais on n'en trouve aucune trace aujourd'hui. En fait, le nom continue à garder son mystère.
Chalais    Surtout porté en Charente, devrait désigner celui qui est originaire de Chalais, commune du même département. Fréquent dans cette région, le toponyme est considéré comme un dérivé de la racine pré-indoeuropéenne *kal (= cailllou, rocher).
Chalal    Nom venu d'Afrique du Nord. Semble correspondre à la racine consonantique arabe sh.l.l (= immobiliser), qui est notamment à l'origine de Chelli (shallî), désignant un gaucher. Il est possible que Chalal ait la même signification que Chelli.
Chalambert    Nom rare porté dans l'Orne et la Sarthe (variante : Chalembert). Il pourrait désigner celui qui est originaire de Chalembert (Chalambert sur la carte de Cassini), hameau à Glénic, dans la Creuse. En composition : Guyard de Chalambert (ou Chalembert).
Chalamet    Nom originaire de l'Ardèche, où l'on rencontre aussi le matronyme plus rare Chalamette. Pourrait désigner celui qui jouait du chalumeau (sorte de flûte), appelé chalemel en ancien français (du latin calamus = roseau).
Chalard    Nom surtout porté en Corrèze et dans les départements voisins. C'est un toponyme fréquent en Limousin, qui correspond au latin castellare, dérivé de castellum = château. A noter par exemple le hameau de Chalard, dans la Haute-Vienne (commune de Ladignac).
Chalas    Le nom est surtout porté dans la Loire, l'Ardèche et les départements voisins, ainsi que dans le Sud-Est et parfois en Bourgogne. C'est un toponyme, équivalent de Calas, sans doute dérivé de la racine *kal (= rocher, caillou), désignant soit un lieu rocheux, soit un chemin empierré. À noter le hameau de Chalas à Valgorge (07), qui pourrait cependant provenir du nom de famille, ou encore Chalas d'en-Haut et Chalas d'en-Bas à Charmoy (21). Le nom Chalas peut aussi être d'origine polonaise : équivalent de Halas, il correspond au mot "halas" (= bruit, vacarme, le mot étant écrit avec un l barré).
Chalat    Les plus anciennes mentions connues situent ce patronyme dans la Haute-Vienne et le Loiret. Il désigne celui qui est originaire d'une localité appelée (le) Chalat, nom de hameaux à Vayres (87), Valcivières (63) et Bonneval (43). A noter également un lieu-dit à Cepoy (45). Sens du toponyme : sans doute diminutif de chal, terme bressan évoquant un chemin. Autre solution : le participe passé du verbe occitan chalar (= se réjouir).
Chalaye    Le nom est assez fréquent dans l'Ardèche (variantes : Challaye, Chalaya et sans doute Chalay). C'est un toponyme désignant dans cette région la fougère. Un hameau s'appelle les Chalayes à Saint-Agrève. Formes voisines : Chalayac, Chalayer (42, 26, 07).
Chaldoreille    Nom surtout porté en Lozère, rencontré aussi sous les formes Chaldaureille et Chaudoreille. Difficile d'y voir une oreille chaude ! C'est en tout cas le nom d'un hameau (Chaldoreilles) à Fontans (48), et d'un cours d'eau (le Chaudoreille) dans l'Ardèche. Le toponyme semble à rapprocher de formes telles que Chaudeyrolles (nom d'une commune de la Haute-Loire), du latin "caldariola" qui devrait désigner ici une petite source d'eau chaude.
Chaléard    Nom rare porté dans le Lyonnais (01 notamment). Semble une déformation de Chalard (voir ce nom).
Chalendard    Rencontré aussi sous la forme Chalendar, le nom est surtout porté dans la Haute-Loire. Variantes : Chalandar, Chalandard. C'est un dérivé de Chalende, qui signifie 'Noël' en francoprovençal (en occitan : Calenda). En particulier, on appelait calendar ou chalendar la provision de pain faite pour passer la période de Noël. Autres dérivés : Chalandon (42), Chalendon (48).
Chaléon    C'est dans la Drôme que le nom est le plus répandu. Les plus anciennes mentions connues le situent dans l'Isère au XVIe siècle. Il devrait s'agir d'un toponyme, mais le seul qui paraît correspondre est la commune de Saint-Hilaire-de-Chaléon, dans la Loire-Atlantique, ce qui fait un peu loin.
Chalicarne    Un nom rencontré essentiellement dans la Haute-Marne et l'Aube. Il est bien difficile à interpréter, et on en est réduit aux hypothèses. Carne semble évoquer la viande. Pourquoi pas celui qui sale la viande ? Mais vraiment j'ai peur que ce ne soit pas très sérieux.
Chaline    C'est dans le Loiret et dans l'Orne que le nom a toujours été le plus répandu. Variantes : Chalines, Challine, Chasline. Ces noms sont à rapprocher de Chalin, Challin, Chaslin, portés un peu plus à l'ouest (Morbihan notamment). Sens incertain : on peut penser à l'ancien français "chalin, chaline", avec le sens de "chaleur, chaleur orageuse". On n'oubliera pas non plus que, dans certaines régions, le mot "chaline" désigne un lieu pierreux. Enfin, il n'est pas interdit de penser à un diminutif de Chasles, variante de Charles, et dans ce cas Chalin serait l'équivalent de Charlin, tandis que Chaline serait un matronyme.
Challa    Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, le nom se rencontre aussi sous la forme Chala. Il devrait s'agir d'une variante basque de Sala (voir ce nom). Challa et surtout Chala sont aussi des noms arabes, parfois portés par des juifs séfarades : sens incertain, c'est le nom d'une tribu marocaine et d'une localité de la banlieue tunisienne.
Challande    Nom porté en Suisse ainsi qu'en Haute-Savoie. Variante : Challandes (Franche-Comté). Le nom désigne dans ces régions la fête de Noël. Peut-être un ancien nom de baptême.
Challou    Le nom est porté notamment dans l'Indre-et-Loire et la Charente-Maritime. Variante : Challoux (17). C'est l'équivalent de Chaillou, Chailloux (85), avec le sens de lieu caillouteux.
Chalmeau    Nom porté dans l'Yonne ainsi que dans la Mayenne. C'est une forme contractée de Chalumeau, désignant le joueur de cet instrument. Variante : Chalmel (35, 61).
Chaloche    Nom surtout porté dans le Loiret, où il est présent au moins depuis le début du XVIIe siècle, et où un hameau s'appelle Les Chaloches à La Selle-en-Hermoy. Sens incertain. Peut-être un toponyme à rapprocher de "chal, chalée", qui désignent un sentier dans la Nièvre. On peut aussi penser au picard "chalousse" (mauvaises herbes dans un pré). Quant à la région de la Chalosse, en Aquitaine, elle semble bien éloignée pour avoir donné naissance au nom de famille.
Chalon    En France, c'est en Rhône-Alpes que le nom est le plus répandu, notamment dans la Drôme. Il peut renvoyer à Châlons, commune de l'Isère, ou au Chalon, commune de la Drôme. Dans d'autres régions, on pensera aussi, bien évidemment, à Châlons-en-Champagne (51) ou à Chalon-sur-Saône (71), sans oublier Château-Chalon, dans le Jura, département où le nom de famille est assez courant. Le sens du toponyme varie selon les diverses localités : Châlons-sur-Marne renvoie au peuple gaulois des Catalauni. Chalon-sur-Saône (oppidum Cabillonum) a la même origine que Cavaillon, mais celle-ci est obscure : peut-être une racine *kab avec le sens de "bac, pont, passage". D'autres Chalon semblent renvoyer à la racine *kal, avec le sens de lieu pierreux ou de rivière caillouteuse. On ajoutera que le mot "chalon" peut également avoir le sens de "terrain argileux" (Saintonge) ou de "sable schisteux" en Wallonie, le nom de famille étant également présent en Belgique et dans le département des Ardennes.
Chalopin    Le nom est surtout porté dans le Maine-et-Loire et la Sarthe. Variantes : Chaloppin (45, 49), Chaloupin (33, 16), Challopain (49), Charlopain (28), Charlopin (17). Il s'agit visiblement d'un terme régional, rencontré comme toponyme. Plusieurs hameaux s'appellent (le) Chalopin, notamment à Saint-Viaud (44), Aucey-la-Plaine (50), Renazé (53), Archigny (86). Son sens est assez obscur, mais il n'est pas interdit de le rapprocher du mot 'chaloupe', apparu dans la langue au XVIe siècle et dont l'étymologie demeure incertaine. Peut-être s'agissait-il d'un lieu où l'on traversait une rivière en barque. Il existe à Montereau (45) un hameau appelé le Gué Chalopin, qui pourrait confirmer cette hypothèse.
Chalot    Nom porté dans la Haute-Loire ainsi qu'en Normandie (76 surtout). C'est dans la plupart des cas un diminutif de Charles (= Charlot). Le sens de petite demeure (= chalet) évoqué par M.T. Morlet devrait être plus rare.
Chalou    Nom qui semble originaire de l'Ariège. Doit désigner celui qui confectionnait ou vendait des tissus de laine pure, en français chalon, en catalan xaló (qui se prononce chalou). Cette étoffe était confectionnée à l'origine à Châlons, d'où son nom. Autre possibilité : variante de Challou (= lieu caillouteux).
Chaltin    Rare et porté dans les Ardennes, rencontré aussi en Belgique, le nom semble désigner celui qui est originaire de Schaltin, localité belge de la province de Namur.
Chaluleu    C'est dans les Pyrénées-Orientales que le nom est le plus répandu. Variantes : Chalulau, Chaluleau. Ce patronyme était assez fréquent à Bélesta (66) au XIXe siècle. On rencontrait la forme Chaleuleu à Saint-Arnac (66). Formes anciennes : Xaluleu, Xuruleu (Opoul). Je ne connais pas le sens de ce nom. Il est possible que Chiroleu en soit aussi une variante.
Chalut    Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme, où il s'écrit aussi Chalus. Il désigne celui qui est originaire de Chalus, nom de divers hameaux et communes (dont une dans le Puy-de-Dôme). Le toponyme a le sens de petit château, village fortifié (bas-latin *castellucium). Variante périgourdine : Chalupt.
Chamaa    Egalement Chamah, Chama, Chamma, Chammah. Le nom désigne sans doute en arabe un marchand de chandelles (shammâ`), éventuellement celui qui éclaire.
Chamaillard    Le nom est surtout porté dans le Morbihan et le Centre (18, 45). Il peut s'agir d'un dérivé du verbe (se) chamailler, apparu au début du XIVe siècle, qui désignerait un ardent combattant ou un homme querelleur. Autre possibilité, un toponyme (le champ de Maillard) : il existe plusieurs hameaux appelés Chamaillard (notamment dans la Vienne), mais difficile de savoir si le toponyme est antérieur au nom de famille. Le même problème se pose pour les noms Chamaillet, Chamaillé (49) ou encore pour Chamaillou (34).
Chamard    Le nom est surtout porté dans la Haute-Loire (également 38, 79). C'est un toponyme, désignant sans doute un pâturage, une terre en friche. Deux hameaux de la Haute-Loire portent ce nom, à Saint-Christophe-sur-Dolaison et aux Estables.
Chamare    Le nom est porté dans le Poitou et en Vendée. Variante : Chamarre. Sens incertain. On peut envisager le moyen français "chamarre" (également "samarre"), désignant une robe d'apparat longue, traînante (du castillan "zamarra", vêtement en peau de mouton), surnom possible pour un marchand ou pour le porteur de cette robe. À moins qu'il ne s'agisse d'un terme régional dont le sens m'échapperait.
Chamaret    Porté notamment dans la Mayenne, le nom semble correspondre à un toponyme. Il est cependant difficile d'envisager (sauf migration toujours possible) la commune de Chamaret, dans la Drôme. Le plus anciennes mentions connues situent le nom de famille à Savennières (49) au XVIe siècle.
Chamayou    Porté dans le Tarn (également 31, 34), le nom s'écrit aussi Chamaillou (34). C'est un toponyme, nom de hameaux à Cailhavel (11), Saint-Léon (31), Saint-Lieux-Lafenasse et Vénès (81). Sens probable : le grand champ, le champ principal ("camp major").
Chambal    Nom rare porté dans l'Aude et l'Hérault. Voir Chambaud pour le sens.
Chambard    Nom surtout porté dans l'Ain et la Saône-et-Loire. On le considère généralement comme un surnom donné à celui qui a de grandes jambes.
Chambaud, Chambaudier, Chambaudière    Le nom Chambaud, rencontré notamment en Charente, n'est pas des plus faciles à expliquer. Le dictionnaire de M.T. Morlet évoque le chambal, partie de l'armure recouvrant la jambe (jambière). Comme la forme Chambeau existe aussi, on pourrait éventuellement penser à un toponyme (le champ beau), mais on envisagera surtout un hypocoristique du nom Archambaud. A noter enfin un possible dérivé de chambe = chanvre, et il s'agirait alors d'un toponyme désignant une chenevière. Les formes Chambaudier, Chambaudié et Chambaudière correspondent à des noms de domaines (domaine appartenant à Chambaud).
Chambaudy    Rare et porté notamment dans la Charente, le nom se rencontre aussi sous la forme Chambaudie (19). Il devrait désigner celui qui habite un lieu-dit "la Chambaudie", nom de hameaux à Chazelles (16) et à Terrasson-Lavilledieu (24). Sens du toponyme : le domaine, la ferme de Chambaud (voir ce nom).
Chambaz    Un nom savoyard surtout porté dans l'Isère. Deux solutions possibles : celui qui a de longues jambes ou un lieu où l'on travaillait le chanvre.
Chambe    Surtout porté dans le Puy-de-Dôme, le nom paraît lié au chanvre (auvergnat "chambe"). Autre possibilité, toujours liée au dialecte nord-occitan, un surnom lié à la jambe (mais dont le sens paraît peu clair).
Chambefort    Le nom est surtout porté dans la Haute-Loire et la région lyonnaise. On le rapprochera de Cambefort, porté pour sa part dans l'Aveyron. À la suite de Dauzat, tous les auteurs lui donnent le sens de "jambe forte", surnom que chacun interprète à sa façon. Il semble pourtant qu'on ait affaire à un toponyme, comme le montre l'existence de familles "de Chambefort" et "de Cambefort" au XVIe siècle, époque où la particule renvoie en principe à un nom de lieu. Mais il n'y a apparemment aucun lieu qui corresponde, sinon divers Combefort(s) : un hameau du Rhône s'appelle Combefort au Bois-d'Oingt (toponyme également présent en Savoie, où il serait une variante de Combefol selon Gros), on rencontre aussi Combeforts à Nant (12). Le rapprochement est d'autant plus tentant que, dans le Lyonnais, il y a à la fin du XVIe siècle une famille "de Chambefort" à Ternand, à quelques encâblures du hameau de Combefort.
Chambellan    Voir Chamberland pour le sens. Le nom est surtout porté en Normandie (27, 76). Variantes : Chambelland (25, 88, 80), Chambellant (21, 52).
Chambellon    Un nom rare qui semble originaire du Cher, mais c'est loin d'être une certitude. Il pourrait s'agir d'une variante de Chambellan (voir Chamberland), éventuellement d'un toponyme (le champ de Bellon). A noter l'existence d'un hameau appelé Chambellon à Faverges (74).
Chamberland    Surtout porté dans les Ardennes, présent également dans la Nièvre et le Jura, correspond au nom "chambellan". Vient du germanique "kamarling", lui-même formé sur le latin "camera" (= chambre). Au départ, c'est l'officier chargé du service de la chambre du roi, mais le sens s'est vite élargi, et à l'époque où les noms de famille se sont fixés, c'était peut-être tout simplement un valet de chambre. Formes similaires : Chamberlain (02), Chamberlan (04), Chamberlin (51), Chambeurlant (60), Chambrelan, Chambreland, Chambrelant, Chambrelent, Chambrellan (76, 72, 60), Chambrelin (85).
Chambérot    Nom savoyard également écrit Chambérod. Variante ancienne : Chambéroz. Sens possible : le champ de Bérot, nom de personne formé sur la racine germanique "ber" (= ours). Autres solutions proposées : originaire de Chambéry (Fenouillet, voir bibliographie), ou encore image liée à l'écrevisse (patois "tsambéro", source : site web sur les noms de famille de Suisse romande).
Chambers    Fréquent en Angleterre, correspond au métier ou à la fonction de valet de chambre, chambellan. Le nom, surtout s'il est venu de France, peut aussi avoir un sens toponymique (voir Delcambre). Variante écossaise : Chalmers.
Chambettaz    Assez rare en France, le nom semble plutôt avoir été porté en Suisse. Il devrait désigner une chenevière (plusieurs hameaux s'appellent la Chambette à l'est du Massif Central). Autre possibilité : surnom donné à celui qui a de petites jambes, ou une jambe plus courte que l'autre (cf. l'italien Gambetta).
Chambeu     Voir Xambeu.
Chamblanc    Patronyme surtout porté dans l'Indre, où l'on trouve la variante Chamblant. Autre forme : Chamblan (10, 21). Désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit ainsi appelé. Dans l'Indre, il s'agit du hameau de Chamblant (commune de Baraize). A noter aussi le hameau de Chamblan à Sidiailles (18), et bien sûr la commune de Chamblanc (21). Sens du toponyme : rien à voir avec un champ blanc, le c étant ici trompeur. Deux possibilités : soit un dérivé du gaulois *cambo (= méandre de rivière), soit le domaine d'un certain Camalo, Gamalo, nom de personne germanique.
Chamboissier    Nom porté dans la région lyonnaise. C'est peut-être un dérivé de Chambois, un toponyme de sens incertain. M.T. Morlet y voit quant à elle le surnom d'un charron (dérivé de chambossi, nom d'une pièce de charrue).

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