La vie quotidienne dans un mas

en 1829

  

Nous voici à Saint-Michel de Llotes, dans un mas situé au-dessus de l'église et appelé le mas d'en Marc, où vit Dominique Noé, le plus riche propriétaire de la commune. Il vient de se marier à Marguerite Lavall-Pallès, fille de Joseph Lavall, le précédent propriétaire du mas, mort en 1819. Dominique Noé est originaire de Vivès, près de Céret. Il a apporté avec lui un don que nous évoquons par ailleurs. Pendant cinq ans, de 1828 à 1832, le nouveau maître des lieux tient minutieusement deux registres où il note les recettes et les dépenses du mas. Nous avons choisi de traiter de façon exhaustive l'année 1829, mois par mois, ce qui permettra à chacun de se faire une idée de ce qu'était, à cette époque, la vie quotidienne d'une riche exploitation située entre la plaine et la moyenne montagne.

JANVIER

Le mois de janvier est traditionnellement consacré à la cueillette et à la pressée des olives. Cette année-là, la récolte a été apparemment plus précoce, et presque tout a déjà été fait au mois de décembre. Il reste cependant un peu d'huile à extraire, et Dominique Noé fait faire 5 pressées au moulin à huile de M. de Lacour, à Ille: il en tire 5 dourgs et demi d'huile. Pendant plusieurs années, la récolte sera ainsi pressée à Ille, dans des moulins appartenant à d'autres propriétaires, jusqu'à ce que Noé, important cultivateur d'oliviers, se dise qu'il aurait intérêt à posséder son propre moulin. C'est ce qu'il fera vers 1835, en achetant à Ille le moulin de la rue des Fabriques.

Parmi les dépenses alimentaires, signalons l'achat régulier de viande toutes les semaines, ainsi que de morue. Pour les événements exceptionnels, on se permet toutefois d'autres achats: c'est le cas avec le mariage de Marie, la sœur de son épouse ; Dominique Noé fait venir une cuisinière de Marquixanes, commande trois lapins à François Mestres, ainsi que de la viande supplémentaire et des biscuits. Toujours en janvier, notons l'achat d'une tabatière en buis, d'une "sarri" pour charrier de l'eau (il s'agissait d'un gros récipient destiné à être posé sur une mule, appelé "sarria" en catalan normatif). Noé a payé les gages de son domestique Pierre Ausseil, de Fontcouverte, et a acheté des sabots pour le "cochonnier", ainsi qu'un capuchon pour la servante Magdeleine Tell (en acompte sur leurs gages).

Peu de recettes en ce mois de janvier : deux dourgs d'huile vendus à des particuliers, et quelques chênes verts cédés à un bûcheron.

FEVRIER

En février, les rentrées sont plus conséquentes: d'abord 1000 francs que Joseph Noé a versés à son frère "à compte de la dot promise par son contrat de mariage". Ensuite, 10 mesures de pommes de terre, et surtout beaucoup de haricots, qui lui achète Bonaventure Vaquer, commerçant à Ille: il lui en prend d'abord 21 mesures, puis 5 charges 3 mesures de "gros" et 10 mesures de "rodonelles" soit au total pour 353 francs. Dominique Noé vend aussi un cochon à Joseph Coll, dit Sabaté.

Les dépenses sont peu importantes, il s'agit surtout de payer aux journaliers le temps qu'ils ont passé à la taille des vignes: Dominique Noé emploie essentiellement trois hommes, Joseph Colomer, Emmanuel Rous et Jean Lavall Marsalet. On continue d'acheter de la viande chaque semaine, mais on a amélioré l'ordinaire par un chevreuil, nourriture de luxe généralement réservée aux grands événements. Dominique Noé est allé à Perpignan le 13 avec le "parrain": ce terme, qui désigne en principe le grand-père, s'applique ici à un oncle, André Lavall, qui, célibataire, continue de vivre au mas ainsi que le testament de son frère l'y avait autorisé. C'est avec lui que le nouveau chef de famille accomplit la plupart de ses déplacements, et il semble avoir une grande affection pour lui. Dernière dépense à signaler, du plomb pour la chasse, Dominique Noé consacrant beaucoup de temps et d'argent à cette passion.

MARS

La plus grosse recette consiste en la somme de 400 francs pour une paire de bœufs que Noé a vendus à "Met", Emmanuel Obert, boucher à Ille. Peu de rentrées autrement : de l'huile, du méteil, des pommes de terre vendus à des particuliers, ainsi que deux charges de vin gâté vendu à Surris, d'Ille. Jean Caçaire, scieur de long, lui remet enfin 20 francs, reliquat d'une somme de 450 francs due pour une coupe de châtaigniers venus en 1827.

Les dépenses sont plus conséquentes : un chariot acheté 200 francs à Joseph Rat, d'Ille ; une paire de bœufs achetés 308 francs à la Bastide. Il faut aussi payer le premier tiers provisionnel (déjà !) fixé à 172 francs, ainsi que la moitié d'une pension de 664 francs que la famille verse chaque année à Madame Trainier, née Sampsó, veuve du dernier mariage de Joseph Lavall. Dans le même ordre d'idées, il faut verser, toujours à la même famille, une somme annuelle de 336 francs, pour l'afferme d'un champ dit "d'en Condumi".

Il a fallu aussi accomplir un certain nombre de travaux, confiés à Joseph Negre, maçon d'Oms, qui a notamment construit un four et réparé une chambre appelée "l'estudi", sans doute le bureau du chef de famille. Il faut enfin renouveler le matériel agricole, par divers achats accomplis le 10, à la foire de Prades : 6 cordes ou "estacs" pour attacher les bœufs, 3 "banastes" pour charger la charrette de pierres, 2 paires de museaux pour les bœufs ("morrals"), un bridon pour le cheval. Saturnin Aiguedi, d'Ille, a dû venir arranger la meule du moulin.

Les journaliers ont surtout bêché la vigne, tandis que les femmes recueillaient les sarments. Pour sa part, Catherine Verdagué est venue éplucher du blé et confectionner des boudins. Ceux-ci seront mangés plus tard, car depuis le 3 mars, où Dominique Noé a fêté avec les siens le Carnaval, on est entré dans la période du Carême, qui durera 45 jours : on achète donc beaucoup de poisson, de la morue et des "arengades", mais pas un seul achat de viande avant le 18 avril.

AVRIL

Les travaux des journaliers sont à peu près les mêmes qu'en mars: bêcher la vigne pour les hommes, éplucher le blé pour les femmes. Magdeleine Tell et Pierre Ausseil ont reçu leurs gages, ainsi que Dominique Lafleur, un journalier dont on ne nous précise pas les activités. Divers achats agricoles complètent ceux du mois précédent: un crible pour laver le blé et un gorbell, hotte que Dominique Noé réserve au transport du fumier. A Perpignan, Noé a aussi acheté une bretelle pour son fusil et un parapluie. La plus grosse somme 350 francs, est consacrée à l'échange de sa vieille mule contre une autre âgée de 7 ans.

Au niveau de recettes, une importante créance de 1520 francs, dus par un nommé Bonafos à son beau-père. Pour le reste 3 charges de millet "menut" vendues à Clotes d'Ille, et 6 charges de maïs vendues à un commerçant de Perpignan au surnom charmant de "Menje Astufats". Le même Menjastufats paye aussi une livraison de 4 charges de haricots. Il y a toujours quelques particuliers qui viennent au mas acheter de l'huile ou du méteil. Enfin, Ferréol Lavall Malivern verse 15 francs pour le loyer d'une maison située au veïnat de l'Esglesia.

MAI

Dominique Noé reçoit 600 francs supplémentai res de son frère Joseph, toujours en complément de sa "dot". Pour le reste, il vend dix charges de maïs à Menjestufats (prix 200 francs), et toujours un peu d'huile et de méteil à des particuliers. Une seule dépense assez importante: 52, 50 francs payés à des scieurs de long qui ont fait des planches, des soliveaux et des poutres. Quant aux travaux des champs, ils consistent surtout à émonder les oliviers et à bêcher vignes et olivettes.

Plusieurs déplacements et fêtes marquent ce mois de mai : le 4, Noé va à la foire de Thuir, où il achète un "barral" (petit tonneau) et une cruche à eau. Le 8, c'est la première des deux fêtes de St Miquel. A cette occasion, on fait des achats supplémentaires : cassonade, biscuits, riz, amandes douces, épices, poisson, morue. Dominique Noé dépense en outre 8 francs pour "la danse de Saint Michel". Quelques jours plus tard, c'est la St Ponç de Candell : nouvelles festivités, nouvelles danses...

Dominique Noé a-t-il abusé des bonnes choses ? Toujours est-il que le 19 il est malade, et achète une demi livre de viande de veau pour se faire du bouillon. Même chose le 21, avec en plus des médicaments pour se purger.

Deuxième tiers provisionnel, ce qui n'empêche pas Noé d'aller faire des emplettes à Perpignan : il achète des étoffes pour se faire confectionner un pantalon, une camisole et une cravate : pour le parrain, un pantalon de toile ; pour sa femme deux camisoles. A Ille, il achète aussi une camisole pour la Marie-Thérèse, sa belle-sœur, ainsi que des doublures pour sa femme et pour lui. Le 1er, à la fête de la Trinité, il achète un tablier pour son épouse et dépense 90 centimes pour danser.

Les chaudronniers, appelés "rafalljaires" viennent lui réparer le "chaudron grand". En outre, il achète un chaudron moyen à Antoine, chaudronnier d'Ille (26,50 francs). Notons aussi du coton pour faire des mèches de lampes, et des fromages pris à la Parillune, de Prunet. Outre les travaux de la vigne, on a charrié du fourrage et bêché les pommes de terre. Au niveau des recettes, tout le mois est consacré à la vente de pommes de terre. Qui sont des clients de Noé ?Surtout des gens d'Ille, notamment un nommé Bartomieu qui lui en prend 5 mesures, mais aussi des gens de Candell (la fille du Colitort), de Prunet ou de Casefabre.

JUILLET

La vente des pommes de terre continue. Autre vente intéressante, Noé revend à Met Obert, le boucher d'Ille, les deux bœufs qu'il avait achetés en Mars à Sainte-Colombe. Il gagne 44 francs dans cette affaire, ce qui n'est pas si mal, même s'il faut déduire les frais de nourriture des bêtes.

Au rayon des dépenses, peu de choses : un sac de sel acheté 29 francs à Clotes, d'Ille, 2 cruches (on en cassait énormément au mas, car la source était éloignée du bâtiment), de la poudre et du plomb pour la chasse... Les journaliers ont fauché la luzerne et le méteil et confectionné des gerbes. On a aussi payé 2,50 francs au bourrelier d'Ille qui est venu réparer deux bâts à charrier les gerbes.

AOÛT

Certaines dépenses faisaient l'objet d'un abonnement annuel, par exemple les frais de médecin. Le maréchal-ferrant avait depuis des siècles l'habitude de se faire payer à l'année: Noé verse donc 70 francs à Eloi Doutres, maréchal d'Ille. Il engage aussi plusieurs dépenses pour réparer la métairie et le mas. La métairie correspond au Mas Montalt (ou Mas Negre), dont Noé était propriétaire à l'époque. Il y refait les plâtres (50 kilos de plâtre acheté à Simon, d'Ille), fait arranger le grenier et construire une armoire. Au mas, il fait venir le menuisier Antoine Cantuern pour construire un plancher.

A noter deux déplacements importants: le 15, la fête d'Espirà, village dont était originaire la mère de son épouse (Noé donne 1,30 francs pour le Llevant de Taula), le 24 la foire de la Sant Bartomeu, à Ille : sa femme y fait quelques emplettes, et lui y achète une charrue pour 2,50 francs. Il y vend aussi une paire de bœufs à un homme de St Feliu d'Avall (340 francs). Autres recettes: 5 charges de charbon de bois vendues à Eloi Doutres, et une taille de luzerne vendue 90 francs à Rat d'Ille.

SEPTEMBRE

Il semble que ce soit en septembre qu'on commence à vendre l'huile nouvelle, confectionnée en décembre janvier: c'est ce qui ressort d'une phrase ou Noé dit avoir vendu deux dourgs "de l'huile nouvelle, c'est-à-dire de la récolte de 1828, à un voiturier gabaix" Ce même mois, il vend en tout 13 dourgs d'huile et 3 dourgs de "craus". Ce terme obscur, qui paraît être la transcription du français "crasse", désigne la lie des olives, plus fréquemment appelée "morques" en catalan. On utilisait cette lie pour graisser les essieux et autres engrenages. La plus grosse rentrée de ce mois concerne cependant la laine, puisqu'il en a vendu 35 quintaux au "sieur Noell", de Perpignan, pour un bénéfice de 1039 francs. Noé a vendu aussi du lupin (trois charges en tout) à Pierre Monier et à des gens de Boule d'Amont. A notre aussi le solde du loyer de la "maison de l'église" et le loyer de "la maison du berger" pour laquelle Ursule Monier paie 26 francs par an.

Parmi les dépenses, Noé acquitte la seconde moitié de la rente et du fermage dus aux Trainier Sampso, et paie à ses ouvriers les journées qu'ils ont passées à arracher le lupin. Plusieurs déplacements, que Dominique Noé fait sans son épouse, sans doute parce que celle-ci, enceinte de 6 mois, doit commencer à se reposer. Et d'abord le 18, la fête de Céret que Noé ne raterait pour rien au monde: n'oublions pas qu'il est originaire de Vivès, et qu'il est sans doute allé voir les courses de taureaux durant toute sa jeunesse. C'est pourquoi, accompagné de ses belles-sœurs, "la Marie-Thérèse et la Louise" (Lavall-Guitard, filles du second mariage de son beau-père), il assiste à "la course des bœufs" qui se déroule "à la place aux échafaux de la place de Céret". Le 21, toujours avec ses belles-sœurs, il se rend à la foire de Thuir. Le 28, enfin, avec la Marie-Thérèse, il va faire des emplettes à Perpignan: une robe pour le petit, un habit pour lui (acheté à Monsieur Villelongue), du lin pour faire des jupes "en sarga", et une "petite glace pour se coiffer"

OCTOBRE

Peu de recettes en ce mois d'octobre: toujours de l'huile, vendue surtout à des voituriers, de la luzerne achetée par Mathieu Lavall et Joseph Montalt, et 5 charges et demi de vin pour un "homme d'Olette". A propos de vin, nous avons été surpris de ne trouver pour l'année 1829 aucune mention des travaux de la vendange. Une seule explication, Dominique Noé a sans doute tenu un registre séparé qui n'est pas parvenu jusqu'à nous, car même dans les plus mauvaises années on arrive toujours à obtenir une petite récolte.

La plus grosse dépense se monte à 200 francs: il s'agit de 4 charges de blé pour semence acheté à M. Villelongue, marchand à Perpignan (le blé vient de St Laurent de la Salanque). Beaucoup de dépenses vestimentaires aussi : 14 pans de drap pour faire une "roupe" (sorte de cape), et 7 pans de tissu pour la doublure. Quelques pans de drap pour raccommoder des habits, du velours et aussi du "sarguil" pour faire une robe au petit. Comme chaque année, on a aussi acheté de la tomate "pour faire de la confiture pour ragoût" ainsi que des anchois et des sardines à saler. On a aussi payé la cuisinière, pour avoir apprêté le repas de la fête de St Miquel de septembre (29 septembre).

NOVEMBRE

Quelques dépenses importantes: le solde des impôts (212 francs), ainsi que l'afferme d'un champ appartenant à Monsieur Bonafos (250 francs pour un semestre). Les journaliers ont fauché la luzerne, labouré les champs et arraché les pommes de terre. Dominique Noé est allé à Ille, où il a acheté une selle à Larrivée (35 francs), et à Perpignan, où on lui a "monté le fusil à piston "(I'armurier s'appelle Tignères). Le cordonnier de Boule d'Amont, Vidal lui a confectionné une paire de gros souliers, et une autre pour son épouse, pour la somme de 11 francs. Il a encore fallu acheter une "sarri" pour l'eau. Enfin, sa femme a été la marraine d'une fille de Félix Pugnaud, de Montalba, et Noé donne 1,50 francs d'étrennes à la sage-femme qui a opéré l'accouchement.

Ce mois-ci, on a vendu beaucoup de haricots : Jacques Castillo, commerçant à Ille, en a pris 233 doubles décalitres, pour une somme totale de 902,40 francs. Jacques Espagnol, d'Ille lui aussi, en a acheté pour 650 francs. Notons aussi du vin vendu 12 francs la charge à un monturier de Fontpédrouse, et quelques souches d'oliviers achetées par un cordonnier d'Ille. On a fait le partage des volailles de la métairie, vendues à Vinçà, et la part de Noé s'élève à 18 francs. Enfin, des gens de Boule d'Amont sont venus acheter de l'huile.

DÉCEMBRE

Les journaliers ont continué à labourer et ont charrié du fumier. Noé a payé aussi ses abonnement aux canaux de Thuir (9 francs) et de Corbera (15 francs). Mais l'essentiel, pour lui, c'est la naissance de sa fille Thérèse, le 5 décembre. Le baptême a lieu une semaine après, à cette occasion, on achète de la viande, des amandes douces, du riz, du fromage et des biscuits, et l'on donne quelques sous à la cuisinière pour ses efforts supplémentaires.

Peu de rentrées en ce dernier mois de l'année sinon quelques dourgs d'huile et trois mesures de méteil. Reste à fêter Noël, mais sans les excès auxquels nous sommes habitués : de la viande et de la morue, et surtout les inévitables turrons, tels sont les achats mentionnés par Noé dans son registre.

Si l'on compare les recettes et les sorties, on s'aperçoit que le bilan de cette année 1829 est largement positif : 8894,34 francs de recettes, contre 4559,31 francs de dépenses. Sur les quatre années complètes en notre possession, c'est de loin le meilleur bilan. En 1828, le déficit s'élevait à près de 4500 francs, ce qui s'explique par un important achat : un champ au lieu-dit le Perilloner, payé comptant 4347 francs y compris les frais de notaire.

En 1830 le bénéfice ne sera que de 50 francs, et en 1831 de 60 francs. Bien entendu, nous avons "épluché" les registres, et nous sommes arrivés à la conclusion suivante. Dominique Noé, propriétaire intelligent et efficace, n'hésite pas à investir des sommes souvent importantes pour améliorer le rendement du mas. Parmi ses priorités, tenter de reconstituer le mas tel qu'il était avant la succession de Joseph Lavall, en rachetant des terres, des outils ou du mobilier. Convaincu qu'il vaut mieux transformer soi-même les produits des terres, il fera rénover en 1831 le moulin à farine que la famille possède au Gimenell ; mieux, il achètera un moulin à huile à Ille. Il cherche enfin à rentabiliser au mieux les immenses étendues de bois dont il est propriétaire. Deux solutions pour cela : d'abord l'exploitation de places charbonnières ; et puis, c'était la grande mode vers les années 1850, le développement des chênes liège, obtenus par plantation ou par greffe.

Bref, en quelques années, le mas retrouve tout son prestige et justifie ainsi en partie l'appellation de "château" que les gens du village lui donnaient fréquemment dans leurs conversations.

 

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